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Comment une seule décision a détruit l'empire des Moteurs Bernard

Mémoire industrielle

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Comment une seule décision a détruit l'empire des Moteurs Bernard

456 просмотров · 1 месяц назад
Mémoire industrielle
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Pendant soixante ans, le pouf-pouf d'un monocylindre Bernard a fait partie du paysage sonore des campagnes françaises : pompes, motoculteurs, scies à bûches, batteuses. Puis un juge d'un tribunal de commerce a prononcé la liquidation, et personne n'a rien écrit. Ce film raconte comment une maison fondée en 1920 à Suresnes est devenue le moteur de la ferme française, et par quel enchaînement elle a disparu sans bruit. Auguste Bernard, belge de naissance, centralien, dessinateur de locomobiles chez Albaret : l'homme qui a conçu l'exact inverse de ce qu'il traçait pour son patron. Cent trois moteurs livrés la première année, dans un pays qui compte trois millions d'exploitations — et deux paris que les concurrents n'ont pas vus. La gamme D, le volant d'inertie qui sert aussi d'hélice, les vingt-sept brevets déposés entre 1920 et 1934, dont la plupart n'ont jamais rien donné. Horace et les affiches d'Henry Fèvre : une femme en tablier qui arrose son potager, et une façon de vendre la mécanique avec dix ans d'avance sur la profession. La décision qui a fait basculer l'entreprise, et ce qu'il en restait le jour du greffe à Melun. Un pavillon de banlieue, un homme, et ce qu'il remonte pièce par pièce de ce que l'État a rayé de ses registres.