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Toute la Période Dévonienne (Telle qu'on la Connaît) | Documentaire sur la Terre Préhistorique

Le Temps Profond

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Toute la Période Dévonienne (Telle qu'on la Connaît) | Documentaire sur la Terre Préhistorique

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Toute la Période Dévonienne (Telle qu'on la Connaît) | Documentaire sur la Terre Préhistorique Ce documentaire pédagogique retrace l'histoire complète du Dévonien, période du Paléozoïque qui s'étend d'environ 419 à 359 millions d'années, bien avant les dinosaures, lorsque l'essentiel de la vie complexe se trouvait dans les océans. Il commence par définir la période, située entre le Silurien et le Carbonifère, et explique comment ses limites sont fixées grâce aux couches rocheuses, aux fossiles, aux stratotypes et à la datation radiométrique des cendres volcaniques. Le découpage en Dévonien inférieur, moyen et supérieur est ensuite présenté : expansion des récifs, diversification des poissons, dépôts de calcaires, de grès et de schistes, puis crises biologiques de Kellwasser et de Hangenberg à la fin de la période. Le documentaire décrit ensuite la paléogéographie du globe : au nord, Laurussia, née de la collision entre la Laurentia, la Baltica et l'Avalonia, avec la fermeture progressive de l'océan Japétus ; au sud, l'immense Gondwana ; entre les deux, l'océan Rhéique, tandis que l'océan Panthalassa entoure ces masses continentales. Tectonique des plaques, subduction, volcans, chaînes de montagnes et bassins sédimentaires sont expliqués en détail. Vient l'étude du climat : forte concentration de CO2, vents, pluies, cycle de l'eau, progression des plantes terrestres, formation des premiers sols et des premières forêts. Un chapitre est consacré à l'oxygène atmosphérique, passé d'environ 15 % à 17–19 %, puis à 20–23 % grâce à la photosynthèse, ce qui favorise les poissons, les premiers arthropodes terrestres et les incendies naturels. Sont ensuite décrits les mers chaudes et peu profondes recouvrant les continents, la construction des premiers grands récifs par les stromatopores et les coraux tabulés, et la faune marine : poissons sans mâchoire, premiers requins au squelette cartilagineux, brachiopodes, trilobites, mollusques, éponges, échinodermes et plancton. Le documentaire se conclut sur l'apparition des mâchoires, formées à partir d'arcs branchiaux modifiés, puis sur la domination des placodermes, poissons cuirassés aux plaques osseuses protectrices, dont certaines espèces donnaient naissance à des petits vivants. Le nom de la période vient du Devonshire, dans le sud-ouest de l'Angleterre, où Adam Sedgwick et Roderick Murchison l'ont proposée en 1839 pour désigner les séries marines de la région, contemporaines des Vieux Grès Rouges du pays de Galles et d'Écosse (universalis.fr/encyclopedie/devonien). Sa base est aujourd'hui fixée par la première apparition du graptolite Monograptus uniformis dans la coupe de Klonk, près de Suchomasty en Bohême, qui sert de stratotype mondial. La période se divise en sept étages, du Lochkovien au Famennien, avec des datations revues par la Commission internationale de stratigraphie en 2012 (areq.net/lang/fr/Dévonien.html). Côté vie, le Dévonien mérite son surnom d'Âge des poissons : les brachiopodes y atteignent leur plus forte diversité, avec six familles représentées, et les placodermes comme Dunkleosteus dominaient les milieux aquatiques sans véritables dents, seulement des plaques dermiques aiguisées (normalesup.org/~clanglois/Fossiles-epoques/Devonien.html). Sur terre, les grandes forêts d'Archæopteris apparaissent vers 375 millions d'années, en même temps que le bois et les premières plantes à graines, un essor si rapide qu'on parle d'« explosion du Dévonien ». La crise de Kellwasser, vers 372 millions d'années, a affecté jusqu'à 70 % des espèces vivantes. Sa cause reste discutée : anoxie océanique, volcanisme, impacts extraterrestres, ou la couverture végétale elle-même, qui aurait agi comme une pompe à CO2 et refroidi le climat.