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Dans notre rue, l’épicière savait tout… même qui n’arrivait plus à finir le mois

La France Quotidienne d’Avant

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Dans notre rue, l’épicière savait tout… même qui n’arrivait plus à finir le mois

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La France Quotidienne d’Avant
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À Longwy, au coin de la rue de la Forge, il y avait une petite épicerie. Une boutique de quartier comme il en existait partout en France, avant les grands parkings, les néons et les chariots de supermarché. Derrière le comptoir, il y avait madame Germaine. Elle vendait le café au poids, coupait le beurre au fil, emballait dans du papier kraft, comptait de tête, notait les dettes au crayon dans un carnet que tout le monde craignait un peu. Les enfants venaient pour un Carambar, un Malabar, quelques bonbons à l’unité. Les mères venaient avec leur récipient pour le lait. Les voisins laissaient des messages, des nouvelles, des silences. Madame Germaine savait qui était malade, qui attendait un enfant, qui cherchait du travail, qui n’arrivait plus à finir le mois. Elle reliait tout le quartier. Mais d’elle, personne ne savait presque rien. Ce récit raconte une France des années cinquante à soixante-dix : la petite épicerie, la balance Roberval, le carnet de crédit, les bidons de lait, les bonbons d’enfance, mais aussi la honte, les dettes, les secrets, et la solitude de celle qui portait tout sans jamais rien demander. Puis le supermarché est arrivé. Et un matin, la clochette n’a plus fait « ting ». Cette semaine, poussez la porte de la dernière petite boutique qui résiste près de chez vous. Achetez-y une seule chose. Demandez le prénom de la personne derrière le comptoir. Puis revenez ici, et écrivez ce prénom en commentaire. Gardons au moins ça vivant. #France #FranceDAvant #Epicerie #Souvenirs #Annees60 #Annees70 #Carambar #VieDAvant #Memoire #Nostalgie #Commerce