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Cette Fosse Cache Encore des Espèces Jamais Observées par l’Homme | Documentaire pour Dormir

Sous la Surface Profonde

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Cette Fosse Cache Encore des Espèces Jamais Observées par l’Homme | Documentaire pour Dormir

57 просмотров · 5 дней назад
Sous la Surface Profonde
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Cette Fosse Cache Encore des Espèces Jamais Observées par l’Homme | Documentaire pour Dormir Dans cette vidéo, je vous emmène dans la fosse d’Izu-Ogasawara, longue d’environ mille kilomètres dans le Pacifique occidental, au large du Japon et non loin de Tokyo. Elle plonge jusqu’à près de 9 780 mètres et reste moins connue que la fosse des Mariannes. Nous verrons comment la subduction a façonné ce relief, les îles volcaniques voisines et une région régulièrement secouée par des séismes. Puis, nous descendrons en pensée jusqu’au fond : près de mille atmosphères de pression, une eau à peine au-dessus de zéro, l’obscurité totale et une nourriture rare. Je vous présenterai ce que les expéditions de JAMSTEC ont observé grâce à leurs caméras, pièges et prélèvements : des amphipodes, des vers, des concombres de mer et des microorganismes. Des poissons-limaces ont aussi été observés, dont un à 8 336 mètres en 2023, mais les images et les échantillons disponibles ne suffisent pas à établir s’il s’agit d’espèces propres à cette fosse. Nous examinerons pourquoi chaque fosse peut fonctionner comme une île évolutive et pourquoi des espèces encore inconnues pourraient vivre ici, tout en distinguant les indices des hypothèses. Je vous expliquerai aussi les adaptations à la pression et au froid, ainsi que les pistes encore incertaines sur les sources d’énergie chimiques. Les séismes et les glissements sous-marins peuvent apporter des nutriments, mais le fond porte également la trace de la pollution humaine, notamment des plastiques et des contaminants industriels. Enfin, nous verrons pourquoi les équipements actuels n’ont exploré qu’une infime partie de la fosse, et ce que de futures missions pourraient révéler. En 2025, JAMSTEC a annoncé quinze nouvelles espèces signalées lors du suivi d’aires marines protégées au large du Japon. Parmi elles, l’annélide Melinnopsis shinkaiae a été prélevé sur le mont sous-marin Daiichi-Kashima, à 3 623 mètres, dans le secteur Izu-Ogasawara. Une étude publiée dans le Journal of Biogeography a comparé plusieurs fosses japonaises à partir de six plongées réalisées en 2022. Les chercheurs y ont recensé près de 30 000 organismes appartenant à 70 morphotypes. Dans les secteurs les plus actifs sismiquement, les individus étaient nombreux, mais les types observés moins variés que dans les zones plus stables.