Aux origines politiques de l’Europe - Dialogue avec Gilles Courtieu
Dialogues par Fabrice Midal
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Aux origines politiques de l’Europe - Dialogue avec Gilles Courtieu
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Dialogues par Fabrice Midal
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Pourquoi l’Iliade et l'Odyssée nous parlent-elles encore aujourd'hui ? Que nous apprennent-elles sur notre manière de vivre ensemble, d’exercer le pouvoir ou de transmettre le savoir ? Dans ce dialogue, Gilles Courtieu nous invite à explorer ces deux grands récits antiques, qui ont façonné notre rapport à la nature humaine et à la vie politique. Comment ces histoires, issues de la tradition orale, sont-elles devenues la matrice éducative, philosophique et politique de toute la civilisation occidentale ? Et que pouvons-nous encore y découvrir ?
Le livre: https://www.cnrseditions.fr/catalogue...
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Réalisation : Alexandre Agostini
Montage : Constance Haond
Mots clef
Dans une cité en paix, un meurtre a eu lieu, une négociation a échoué, alors la vendetta menace. Deux personnes se rencontrent donc sur la place publique pour vider la querelle, éviter le drame. Elles argumentent devant la foule qui se scinde déjà en faveur de l’une ou de l’autre. D’un commun accord, un arbitre intervient et des hérauts tentent de séparer les parties qui s’invectivent déjà.
Plus tard, de vieux sages se réunissent en cercle sacré, ils tiennent conseil. Chacun s’exprime, le sceptre en main, pour décider de l’emploi de l’or posé devant eux. Le trésor ira à qui aura le discours le plus droit. La tradition orale, placée sous le nom d’Homère, a le génie de condenser en ces deux scènes jointes l’amorce de l’action politique. Au nom du bien commun, la parole persuasive et la décision raisonnée n’ont pas besoin d’intervention royale.
L’Iliade et l’Odyssée contiennent ainsi les expériences collectives d’une vingtaine de peuples imaginaires confrontés au défi universel de la vie en société. Achéens, Troyens, Phéaciens, Lyciens, Crétois et beaucoup d’autres y répondent en fondant autant de communautés aussi variées que possible, satisfaisantes ou défaillantes : elles sont dites koina en grec, republicae en latin.
Tous ces gens avaient recherché des solutions institutionnelles dont les « humains qui existeront dans le futur » pourraient encore s’inspirer. Tous posaient la base invariable des principaux piliers de la science politique. Au fil des chapitres, des pistes de réflexion se dégagent alors, dont l’actualité peut difficilement être démentie.Gilles Courtieu, agrégé de l’université en Histoire, maître de conférences d’histoire ancienne à l’Université Jean Moulin Lyon III.