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"NEI !", comment une île de quatre cent mille habitants vient d'humilier l'UE

Idriss J. Aberkane, Ph.D x3

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"NEI !", comment une île de quatre cent mille habitants vient d'humilier l'UE

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LE NEI ISLANDAIS Samedi 29 août 2026 les Islandais ont tranché. À la question « l'Islande doit-elle rouvrir les négociations d'adhésion à l'Union européenne ? », le Nei l'emporte à cinquante-deux virgule huit pour cent contre quarante-sept virgule deux pour le Já. Quatre-vingt-deux virgule cinq pour cent de participation. Une île de quatre cent mille habitants vient d'éconduire Bruxelles, malgré une campagne du oui nourrie et une Première ministre sociale-démocrate acquise à l'entrée. Ce soir, en direct, Florian Philippot et Pierre-Yves Rougeyron posent la question qui fâche : bientôt en France ? POURQUOI L'ÎLE A DIT NON La pêche a tranché. Quarante pour cent des exportations, quotas souverains, eaux parmi les plus riches d'Europe. Entrer, c'était ouvrir les cales aux flottes communautaires et céder la politique commune de la pêche. Quatre-vingt-onze pour cent des entreprises du secteur ont dit non. Les campagnes et le Nord ont voté Nei, Reykjavik a voté Já. Les jeunes de dix-huit à vingt-neuf ans ont basculé à soixante pour cent pour le refus. @f_philippot l'a écrit sans détour : « C'est manifestement grâce au non massif des jeunes que l'Islande a échappé à son pillage et à sa mise en esclavage par l'UE. C'est beau une jeunesse qui se lève pour défendre son pays. » L'île est déjà dans l'Espace économique européen et dans Schengen. Elle prenait le marché sans livrer ses filets ni sa voix. Le gouvernement de Kristrún Frostadóttir s'était engagé à respecter le verdict : dossier gelé jusqu'en deux mille vingt-huit. Philippot a aussi rappelé l'ingérence de Bruxelles dans la campagne, au point que le gouvernement islandais lui-même a dû la dénoncer. LE RAPPEL DE DEUX MILLE CINQ Le vingt-neuf mai deux mille cinq, la France a dit non à cinquante-quatre virgule six pour cent au traité établissant une Constitution pour l'Europe. Quinze millions quatre cent cinquante mille voix. Philippot, alors étudiant à HEC, faisait campagne hors partis. France 2 l'avait même repéré. Il le rappelle aujourd'hui : « Je pense fort à nos amis islandais qui ont dû livrer bataille et qui, comme nous, l'ont gagnée. Il nous reste, nous Français, à faire définitivement et enfin respecter ce NON. » Trois ans plus tard, le traité de Lisbonne, presque jumeau, passait au Parlement sans nouveau référendum. Le vote populaire a été contourné. Les Islandais, eux, viennent d'obtenir que l'on ne recommence pas. La leçon est simple : un non n'a de force que si le pouvoir n'a plus le droit de le réécrire. BIENTÔT EN FRANCE @PhilippeMurer a sorti le chiffre que les chaînes évitent : cinquante-quatre pour cent des Français testés voteraient aujourd'hui pour sortir de l'UE, selon l'enquête eupinions soutenue par la Fondation Roi Baudouin. C'était trente-six pour cent en mars deux mille vingt-quatre. @f_philippot enfonce : « Les Français doivent pouvoir choisir de retrouver leur liberté. » Avant le scrutin, Valérie Hayer assurait que l'exemple islandais « rappelait l'erreur historique » des souverainistes. Le Nei lui a répondu. La France n'a plus voté sur l'Europe depuis vingt et un ans. Traités, élargissements, pacte, politique commerciale : tout est passé au-dessus du peuple. Le Royaume-Uni est sorti. La Norvège refuse toujours d'entrer. L'Islande vient de refermer la porte. Il ne reste que la fiction d'une Union indépassable. LE DIRECT DE CE SOIR Dans les années soixante-dix, l'Islande a déjà livré les « guerres de la morue » pour garder ses eaux. Ce Nei prolonge cette mémoire. Philippot et Rougeyron, ligne souverainiste assumée, posent la seule question utile. Si une île déjà liée au marché unique refuse encore d'entrer, que reste-t-il comme argument pour y rester quand on n'a plus ni monnaie, ni frontières, ni pêche, ni budget ? Le Nei islandais n'est pas un caprice nordique. C'est le même réflexe qu'en deux mille cinq : un peuple qui refuse qu'on lui confisque ce qu'il a mis des siècles à défendre. La France libre commence par un référendum qu'on n'éludera plus. #Islande #Nei #Frexit #Souveraineté #UE #2005 #Philippot #Rougeyron #Référendum #FranceLibre #IdrissAberkane #Politique