De l'eau à volonté pour seulement 12 euros ! – l'astuce oubliée
Gérard Vaissade и Trésor Vert
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De l'eau à volonté pour seulement 12 euros ! – l'astuce oubliée
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De l'eau à volonté pour seulement 12 euros ! – l'astuce oubliée
Le mètre cube d'eau est à quatre euros quatre-vingt-dix au premier janvier 2025 — deux euros cinquante d'eau potable et deux euros trente-neuf d'assainissement — et une famille de quatre personnes consomme cent quarante-huit mètres cubes dans l'année, soit dans les sept cents euros. Pendant ce temps il tombe sur la France neuf cent trente-deux millimètres de pluie par an, et un millimètre sur un mètre carré de toit fait exactement un litre : sur un toit de cent mètres carrés, ça fait quatre-vingt-dix mille litres qui passent au coin de la maison et s'en vont dans la grille. Les douze euros du titre, c'est le numéro quatre de cette vidéo, et ce sont dix euros de collecteur de gouttière qui se clipse sans scier la descente, plus deux euros de tube et deux manchons pour faire un tube de première pluie — le bout que presque personne monte, et qui empêche la première vague, celle qui emporte la poussière, la mousse et la fiente du toit, d'arriver jamais dans le tonneau.
Avant ça, neuf choses qui ont marché ici avant qu'un tuyau arrive au village. Le tonneau sous la bonne descente — celle qui déverse, et c'est presque jamais celle qu'on voit de la fenêtre. L'eau de pluie pour la lessive, avec le test des deux verres et de la goutte de liquide vaisselle, et la buée d'autrefois : le cuvier de quatre cents litres, le drap de chanvre chargé de cendre, et le carbonate de potassium qui fait tout le travail. Le filtre à sable dans le tonneau, où le travail n'est pas fait par le sable mais par la pellicule gluante qui se forme dessus, et où en bas ça doit goutter, pas couler. La pompe à bras qu'on amorce avec un litre d'eau par le haut pour faire gonfler le cuir. Le bourneau, ce tronc d'aulne ou d'orme percé à la tarière dont un des derniers perceurs travaillait encore vers 1925. Le bac de la fontaine où les bidons de lait tenaient avant le frigo. Et la lavogne des Causses, ce creux garni d'argile piétinée et dallé de lauzes, dans des villages qui n'ont jamais eu un seul puits.
Et la vérité qui n'est pas écrite devant la vidéo : ta facture ne tombera pas à zéro. Boire et cuisiner restent au robinet. Ce qui tombe à zéro, c'est le jardin et le linge, dans les dix-huit pour cent de ce qui passe par ton compteur. Le texte a changé et il a ouvert plus qu'il a fermé : depuis le 1er septembre 2024, c'est l'arrêté du 12 juillet 2024 (décret n° 2024-796, article R. 1322-94 du code de la santé publique) qui commande, et laver son linge à l'eau de pluie est passé d'expérimental à autorisé. Dehors — jardin, potager, terrasse — aucune démarche. Dedans, déclaration. Et deux usages restent interdits quelle que soit l'eau : tout ce qui touche à la nourriture, et tout ce qui touche à la toilette du corps. Pour un puits ou un forage, la déclaration en mairie est obligatoire depuis le 1er janvier 2009 (décret n° 2008-652, article L. 2224-9 du CGCT), au moins un mois avant les travaux — formulaire Cerfa 13837*03, gratuit, ou en ligne.
⚠️ Vidéo réalisée avec des images générées par intelligence artificielle. Le contenu vient de ma pratique et des sources citées, mais les plans ne sont pas des prises de vue réelles. L'eau de pluie n'est pas potable : le circuit d'eau de pluie n'est jamais raccordé au réseau d'eau potable, la coupure d'air doit rester visible, et une eau claire n'est pas une eau stérile — si tu ne sais pas d'où elle vient, fais-la bouillir une minute à gros bouillons, et ne bois jamais d'un puits sans analyse.
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