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Pourquoi l'armée a numérisé le FAMAS juste avant de le remplacer

Armes Réformées и Le Classement du Chasseur

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Pourquoi l'armée a numérisé le FAMAS juste avant de le remplacer

417 просмотров · 3 дн. назад
Armes Réformées и Le Classement du Chasseur
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En mai 2010, l'armée de Terre reçoit ses premiers systèmes FÉLIN : optiques de nuit, radio par conduction osseuse, écran pour le chef de section. Au centre de chaque kit, un fusil déjà ancien, le FAMAS, modifié par Nexter. Le 16 mai 2014, la même armée publie un appel d'offres européen pour remplacer ce FAMAS. Et en avril 2015, la DGA paie encore une nouvelle version du système monté dessus. Pourquoi brancher de l'électronique sur une arme qu'on s'apprête à mettre de côté ? Dans ce dossier, on suit la décision document par document. Le programme FÉLIN, attribué à Sagem en 2004, pensé comme un système complet du combattant, du sac à dos jusqu'aux vêtements. Les 22 588 systèmes commandés au départ, le milliard d'euros du programme, et le Clairon en service depuis 1979, un fusil compact et fiable mais exigeant, dont la fabrication pour les fantassins s'arrête en 1992. On part ensuite en Surobi, à l'automne 2011, avec le groupement tactique Picardie et le 1er régiment d'infanterie : le premier engagement du FÉLIN en opération. Ce qui marche, la vision nocturne et la radio silencieuse. Ce qui coince, les batteries par grand froid, les kits de recharge dans les VAB, et le poids. En juillet 2012, le chef d'état-major de l'armée de Terre parle devant les députés de soldats qui portent jusqu'à cinquante kilos sur le dos. L'exercice Colibri montre qu'une compagnie parachutiste félinisée pèse trois tonnes de plus qu'une autre. Puis vient le tournant. L'arme individuelle future, cinq propositions évaluées par la DGA, les essais de la section technique de l'armée de Terre, et le marché notifié le 22 septembre 2016 pour le HK416F. Moins d'un mois plus tard, une audition au Sénat met des chiffres très simples sur la table. C'est là que l'histoire du FAMAS numérisé prend tout son sens, et que le paradoxe du départ cesse d'en être un. Un dossier sur un fusil, sur les hommes qui l'ont porté, et sur la manière dont une armée décide qu'une arme a fait son temps. Si ce genre d'enquête vous intéresse, abonnez-vous pour ne pas manquer les prochaines décisions de l'armée française sur ses armes. Et dites-nous en commentaire : fallait-il moderniser le FAMAS en attendant son successeur, ou attendre le nouveau fusil pour lancer FÉLIN ?