Comment Fueront Exécutées les Femmes Nazies les Plus Brutales ! | Documentaire
Der Legionär Français
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Comment Fueront Exécutées les Femmes Nazies les Plus Brutales ! | Documentaire
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Entre 1945 et 1948, une série de tribunaux militaires et civils alliés jugèrent en Allemagne et en Pologne les principales responsables féminines du système concentrationnaire nazi. Les gardiennes des camps, connues sous le nom d'Aufseherinnen, n'appartenaient pas formellement à la SS mais au SS-Gefolge, le corps auxiliaire civil sans grade militaire. Elles exerçaient néanmoins sur les prisonnières une autorité de fait que les tribunaux estimèrent pénalement imputable, indépendamment de leur statut juridique. Le procès de Belsen, tenu à Lüneburg à l'automne 1945, fut le premier de ces procédés et établit la doctrine qui régirait les cas ultérieurs : l'obéissance aux ordres supérieurs n'excluait pas la responsabilité individuelle pour des actes concrets et avérés.
Irma Grese, Elisabeth Volkenrath et Juana Bormann furent condamnées à mort à Lüneburg et exécutées à la prison de Hameln en décembre 1945. Maria Mandl, Oberaufseherin du camp des femmes d'Auschwitz-Birkenau entre 1942 et 1944, et Therese Brandl furent jugées à Cracovie devant le Tribunal national suprême polonais et exécutées en janvier 1948. Dorothea Binz, plus haute responsable féminine de Ravensbrück, fut pendue à Hameln en mai 1947. Elsa Ehrich, Oberaufseherin de Majdanek pendant l'Opération Erntefest de novembre 1943, fut exécutée à Lublin en octobre 1948. Wanda Klaff, surveillante de Stutthof avec moins d'un an de service, fut pendue publiquement à Gdańsk en juillet 1946.
Les procès révélèrent les différences de portée entre les juridictions alliées : les tribunaux britanniques limitaient leur compétence aux crimes contre les ressortissants des pays alliés, tandis que les tribunaux polonais pouvaient juger la participation à l'appareil criminel dans son ensemble, ce qui explique le nombre plus élevé de condamnations prononcées à Cracovie, Lublin et Gdańsk.