TOP 13 DES FUSILS JUXTAPOSÉS BELGES (CEUX QUE LIÈGE NE FABRIQUE PLUS)
Le Classement du Chasseur
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TOP 13 DES FUSILS JUXTAPOSÉS BELGES (CEUX QUE LIÈGE NE FABRIQUE PLUS)
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Le Classement du Chasseur
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« Un juxtaposé belge ? Du bas de gamme. » Tu l'as entendue cent fois, cette phrase, au râtelier d'un club ou sur le parking à l'ouverture. Elle traîne dans toutes les armureries de France, et elle est fausse.
Pas fausse par indulgence : fausse parce qu'elle mélange deux métiers qui portaient le même poinçon. Liège a effectivement noyé l'Europe sous l'arme d'export bon marché, vendue à la caisse, expédiée sous des noms inventés pour l'étranger. Mais la même ville, dans les mêmes années, montait des platines latérales avec éjecteurs Holland et Holland et nez de Purdey. Les deux sortaient des mêmes rues. Les deux portent le lion sur PV et l'ELG couronné. Et aujourd'hui, sur le marché de l'occasion, l'écart entre les deux va de 490 euros à 5 000 euros.
Dans cet épisode, treize fusils juxtaposés assemblés à Liège et à Herstal, classés du treizième au premier. Que du canon lisse, que deux canons côte à côte, que de l'assemblage liégeois : pas de superposé, pas de semi-automatique, pas de rayé. Et surtout : plus rien de tout ça ne se fabrique.
On y croise la Fabrique Nationale, née le 3 juillet 1889 d'une commande d'État de 150 000 Mauser, et ses juxtaposés de catalogue dont le plus gros tirage atteint 32 225 exemplaires avant 1939, quand le plus rare de la même série s'arrête à 2 191. On y croise la Manufacture Liégeoise d'Armes à Feu de la rue du Vertbois, les Anciens Établissements Pieper de Herstal et leur marque Bayard déposée en 1911, la Fabrique d'Armes Unies de Liège fondée en 1920 par la réunion de trois fabricants, et une firme qui n'a vécu qu'une vingtaine d'années à la fin du dix-neuvième siècle mais qui a laissé ses trois dates de brevet frappées dans l'acier. Tout en haut, une maison fondée en 1865 qui travaille encore.
Pour chaque fusil : ce qu'il vaut en main, ce qui le sépare de ses voisines de classe, ce qu'il fait bien, et la concession honnête. Parce qu'aucun de ces treize n'est parfait, et que plusieurs ne devraient pas tirer une cartouche avant d'être passés chez un armurier. Les chambres, l'épreuve, l'état des canons : sur des armes qui ont traversé trois générations de propriétaires, ça ne se discute pas.
Il y a aussi un point où les sources se contredisent, et je le dis dans la vidéo plutôt que de le lisser. C'est la règle de la maison : quand deux documents ne disent pas la même chose, tu as droit aux deux.
Le format reste le même : du treizième au premier, sans digression, sans encart, chaque entrée avec sa raison d'être à cette marche. Le premier est nettement plus long que les autres, et il ferme le sujet.
Dis-moi en commentaire lequel des treize tu mettrais dans ton coffre demain matin, et si tu as un juxtaposé belge à la maison, dis de quelle maison il sort. Abonne-toi si les vieux fers te parlent encore.