Перейти к содержимому

28 Février Bienheureux Daniel Brottier, confiance en Dieu pour tous à l'école de Thérèse

curé d Ambarès abbé Da Rocha Daniel

0:00 / 0:00

28 Février Bienheureux Daniel Brottier, confiance en Dieu pour tous à l'école de Thérèse

353 просмотра · 5 л. назад
curé d Ambarès abbé Da Rocha Daniel
14,4 тыс. подписчиков
353 просмотра · 5 л. назад
«On n’a jamais trop confiance dans le Bon Dieu si bon et si miséricordieux. On obtient de Lui tout autant qu’on en espère.» Aumônier militaire durant Grande Guerre - fondateur des anciens combattant Spiritain missionnaire bâtisseur de la Cathédrale Dakar relevant les fondations chrétiennes et les Orphelins Apprentis d’Auteuil 1903. Le jeune Père Daniel Brottier, âgé de 27 ans, écrit à Monseigneur Le Roy, Supérieur général des Pères du Saint-Esprit: «Cette vie de missionnaire, je l’ai toujours envisagée dès l’âge de douze ans, comme la vie d’un homme qui veut se sacrifier et s’immoler pour le salut des âmes – vite ou goutte à goutte, qu’importe? Si cependant il m’était permis d’exprimer une préférence, ce serait pour la première éventualité. C’est vous dire, Monseigneur, que la tête ne tient point trop sur les épaules. J’ai du reste de bonnes raisons pour cela. Je ne voudrais pas être présomptueux, mais si vous avez un poste plus périlleux, où il faille risquer quelqu’un, je vous dis bien simplement: Me voici.» Ces derniers mots font pressentir l’attitude du jeune religieux missionnaire. C’est une réponse d’amour à l’appel d’amour jailli de la Croix: J’ai soif!, un don absolu et joyeux pour aimer jusqu’au bout. Second enfant d’une famille modeste et sincèrement chrétienne, Daniel Brottier naît le 7 septembre 1876, à la Ferté-Saint-Cyr, près d’Orléans. Doué d’une vive intelligence, d’un jugement droit et d’un cœur aimant, il se montre vite volontaire, turbulent, ne rêvant que plaies et bosses. À cinq ans, il affirme à sa mère qu’il sera pape. «Il te faudra d’abord devenir prêtre, explique-t-elle. – Je serai prêtre!» À l’école, Daniel remporte les premières places. À onze ans, le 11 avril 1887, il fait sa première Communion: ce premier cœur-à-cœur avec Jésus le marque profondément. Il y perçoit la confirmation de son appel au sacerdoce. «Le Ciel, écrira-t-il plus tard, c’est un jour de première Communion qui ne finit pas!» En octobre suivant, le garçon entre au petit séminaire de Blois. Dès cette époque, il songe à devenir religieux et missionnaire, mais on lui conseille sagement de poursuivre d’abord ses études. Il se fait aimer par sa gaieté, son entrain, mais aussi sa piété envers la Sainte Vierge. Le 8 décembre 1892, au grand séminaire, il revêt la soutane. Malgré de violents maux de tête dont il souffrira toute sa vie, il poursuit courageusement ses études. Ordonné prêtre le 22 octobre 1899, l’abbé Brottier est envoyé au collège de Pontlevoy. «Vous êtes un éducateur-né», lui dit son évêque. Et de fait, il n’a rien perdu de son allant, de son humour, de son enthousiasme. Il entraîne la jeunesse avec un extraordinaire ascendant. Cependant, la vocation missionnaire le travaille. Sur le conseil de son Père spirituel, Daniel postule, en 1901, son entrée dans la Congrégation du Saint-Esprit qui évangélise l’Afrique Noire. Les obstacles à sa vocation ne manquent pas: opposition de l’évêque qui voit partir à regret ce prêtre si apprécié, et celle de sa famille. «Si le bonheur d’ici-bas était le but auquel doivent tendre tous nos efforts, mon projet serait insensé, écrit-il à son frère, mais les sacrifices que nous faisons maintenant sont une semence de gloire et de bonheur pour le Ciel, et c’est ce que nous devons considérer avant tout. Cela ne veut pas dire que l’on ne souffre pas de ces sacrifices, mais, quand le bon Dieu appelle, il faut marcher coûte que coûte. Et Dieu sait ce qu’il m’en a coûté et ce qu’il m’en coûtera encore. Mais cette peine ne serait rien, si je ne faisais pas souffrir tous ceux que j’aime, et surtout nos bons parents.» Endiguer le torrent Pour les adultes, il organise avec succès des conférences apologétiques sur la religion. «Le bien est difficile, mais nous marchons quand même, écrit-il. N’est-il pas de notre devoir de chercher à endiguer le torrent d’impiété qui menace d’engloutir la jeunesse?» Cependant, en 1911, un accident lui cause une contusion au genou et une blessure à la tête qui demandera de longs mois de soins. De plus, ses maux de tête sont devenus si intolérables que les médecins exigent son rapatriement en France. Découragé, il songe à devenir moine trappiste; mais une retraite à l’abbaye de Lérins le confirme dans sa vocation de Spiritain. Il ne reverra jamais plus l’Afrique, mais continuera à travailler pour elle collecte des fonds pour la construction du Souvenir Africain, la cathédrale de Dakar. Il y travaillera jusqu’à son achèvement, en 1936.