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Bach Johann Sebastian, Les Variations Goldberg, Dupuis Philippe Louis Dupuis Piano. A l'Univers.

Philippe Louis Dupuis

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Bach Johann Sebastian, Les Variations Goldberg, Dupuis Philippe Louis Dupuis Piano. A l'Univers.

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Les Variations Goldberg (BWV 988) de Jean-Sébastien Bach sont l'un des chefs-d'œuvre les plus célèbres et fascinants de la musique occidentale pour clavier. Publiée en 1741 sous le titre original d'« Aria avec quelques variations pour clavecin à deux claviers », cette œuvre monumentale incarne l'accomplissement absolu de la forme « thème avec variations ». Voici l'essentiel de ce qu'il faut savoir sur cette œuvre : 1. La structure : une architecture mathématique impeccable L'œuvre possède une construction géométrique d'une précision fascinante : • Le cycle complet : L'œuvre est composée d'une Aria initiale, suivie de 30 variations, pour se conclure par une reprise exacte de l'Aria da capo. L'ensemble forme un cycle parfait de 32 pièces. • La fondation : Contrairement à la majorité des thèmes à variations, Bach ne fait pas varier la mélodie de l'Aria, mais plutôt sa ligne de basse et sa progression harmonique (une basse de sarabande de 32 mesures). • La règle de trois : Les 30 variations sont rigoureusement divisées en 10 groupes de 3. Chaque troisième variation est un canon (une forme de superposition musicale en écho) dont l'intervalle grandit à chaque fois (canon à l'unisson, canon à la seconde, à la tierce, jusqu'à la neuvième). • Le Quodlibet final : La 30e et dernière variation déroge au canon attendu pour devenir un Quodlibet. Bach y superpose de manière joyeuse et virtuose deux chansons populaires allemandes de son époque sur la structure de basse harmonique. 2. La légende des nuits d'insomnie Selon la biographie écrite par Johann Nikolaus Forkel, Bach aurait composé ces variations à la demande du comte Hermann Carl von Keyserling. Souffrant d'insomnies redoutables, le comte souhaitait des pièces musicales douces et joyeuses pour l'apaiser la nuit. Elles auraient été interprétées par son jeune et très talentueux claveciniste attitré, Johann Gottlieb Goldberg (un élève de Bach qui n'avait alors que 14 ans), ce qui a donné son nom populaire à l'œuvre. Si les historiens doutent aujourd'hui de la stricte vérité de cette anecdote (l'édition originale ne comporte aucune dédicace officielle), la légende reste indissociable de la pièce. Source I.A. Enregistrées en 1999.