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Amaranthya — Le Sang de la Reine // French Celtic Folk Rap

Amaranthya

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Amaranthya — Le Sang de la Reine // French Celtic Folk Rap

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Amaranthya
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LE SANG DE LA REINE — TRACK_04 Les aigles d'or sont arrivés. Folk Rap • Hip-Hop • Celtic Folk • Narrative Music ━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━ PAROLES ━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━ Si tu entends ma voix, C'est que la pierre a tenu parole. Je ne sais pas ton nom. Je ne connais pas ton siècle. Mais assieds-toi... J'ai une dernière journée à te raconter. Le soleil s'est levé sur un matin sans couleur, Les corbeaux tournoyaient déjà comme un mauvais présage, Je voyais mes guerriers dissimuler leur peur, En serrant leurs boucliers pour se donner du courage. J'ai marché parmi eux sans armure et sans escorte, J'ai reconnu des fils, des voisins, des amis, Le boulanger riait juste à côté de ma porte, Aujourd'hui dans ses mains, il tenait une javeline aussi. J'aurais voulu leur dire : « Tout ira bien demain », Promettre qu'avant la nuit nous reverrions nos femmes, Mais mentir à son peuple n'en change pas le destin, Et je n'étais pas reine pour acheter leurs âmes. Alors je leur ai dit : « Regardez autour de vous, Cette terre sous vos pieds, ces collines, cette rivière, Je ne demande à personne de mourir à genoux, Je demande seulement : voulez-vous la laisser derrière ? » Personne n'a répondu. Ils ont frappé leurs lances contre leurs boucliers. J'avais ma réponse. Mon sang est celui de la reine, Mais il n'est pas différent du tien, Nous avons les mêmes joies, les mêmes peines, Et la même terre entre les mains. Si mon sang rougit la plaine, Ne grave pas mon nom pour demain, Souviens-toi seulement de ceux Qui sont restés à mes côtés jusqu'à la fin. Au loin montait la poussière au rythme des légions, Des milliers de pas frappaient la même pulsation, Le soleil se reflétait sur les casques alignés, Comme un fleuve de métal impossible à détourner. En face aucun uniforme, aucun pas régulier, Des chasseurs, des artisans, quelques vieux cavaliers, Des clans qui depuis toujours se disputaient les frontières, Mais qui ce matin-là partageaient la même bannière. La reine prit son épée, la leva vers les hauteurs, Pas de discours glorieux, pas de promesse aux vainqueurs : « Quand leurs boucliers viendront recouvrir l'horizon, Rappelez-vous simplement pourquoi nous combattrons ! » Le carnyx a hurlé, les chevaux sont partis, La colline tout entière dans leur charge a rugi, Le premier choc fut si fort qu'on aurait pu penser Que deux morceaux du monde venaient de se fracasser. Mon sang est celui de la reine, Mais il n'est pas différent du tien, Nous avons les mêmes joies, les mêmes peines, Et la même terre entre les mains. Si mon sang rougit la plaine, Ne grave pas mon nom pour demain, Souviens-toi seulement de ceux Qui sont restés à mes côtés jusqu'à la fin. Le fer contre le fer et la boue sous les pieds, Un frère tombe à gauche, un autre vient le remplacer, Les ordres se mélangeaient aux hurlements des chevaux, Et le ciel disparaissait sous la fumée des flambeaux. J'ai perdu mon bouclier quelque part dans la mêlée, J'ai senti sur mon bras une lame me frôler, J'ai cherché mes guerriers dans la poussière et le bruit, Et compris que beaucoup ne reverraient pas la nuit. Les lignes ont reculé jusqu'au bord du vieux bois, Mais chaque pas concédé leur en coûtait parfois trois, Les aigles progressaient, pourtant au fond des vallées, On entendait toujours les guerriers celtes chanter. Alors j'ai chanté aussi, la gorge pleine de sang, Pas pour appeler les dieux ni arrêter le temps, Mais parce qu'un chant connu depuis que j'étais enfant Me rappelait qui j'étais au milieu des mourants. On m'a demandé plus tard : « Aviez-vous peur ? » Oui. Terriblement. Le courage n'a jamais été de ne rien craindre. Quand le soir est tombé, la rivière était rouge, Les corbeaux revenaient là où plus rien ne bouge. Je marchais sans savoir si j'étais morte ou vivante, Chaque respiration devenait plus brûlante. Au sommet de la lande, j'ai retrouvé la pierre, Le menhir solitaire qui dominait nos terres. J'y ai posé ma paume et murmuré dans le vent : « Garde au moins leur mémoire. Ils étaient tellement vivants. » Je ne lui ai pas confié les exploits de ma lame, Ni demandé qu'un barde immortalise mon âme. J'ai seulement prononcé les noms de mes compagnons... Un à un... Jusqu'au dernier nom. Notre sang coule dans la plaine, Celui des rois comme celui des miens, Nous avions les mêmes joies, les mêmes peines, Et la même terre entre les mains. Si le temps emporte nos chaînes, Nos batailles et tous nos chemins, Que la pierre conserve au moins La mémoire de ceux qui n'ont plus rien. Voilà mon histoire. Maintenant... Raconte la leur. ━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━ LES MÉMOIRES DU MENHIR — TRACK_04 ━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━ AMARANTHYA SOUNDTRACKS FROM WORLDS THAT DON'T EXIST #Amaranthya #LesMemoiresDuMenhir #LeSangDeLaReine #CelticRap #FrenchRap #FolkRap #CelticFolk #NarrativeHipHop #CelticMusic