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108- الشباب والرياضة في الجزائر العاصمة: السطو الكبير على نسبة  ٪4

ELQABILA

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108- الشباب والرياضة في الجزائر العاصمة: السطو الكبير على نسبة  ٪4

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Jeunesse et sports à Alger : le grand hold-up des 4 %   Les méthodes de la Direction de la jeunesse et des sports d’Alger ne sont plus un secret pour grand monde. Chaque année, des communes et des wilayas de la capitale reversent des sommes issues des 4 Jeunesse et sports à Alger : le grand hold-up des 4 %% des recettes de toutes les entreprises. Cet argent est censé constituer un pactole réservé au développement de la jeunesse et des sports. Sur le papier, la promesse est belle. Dans les faits, une partie de ces chapitres s’évapore au fil des opérations. Les mêmes personnes se retrouvent dans les mêmes commissions d’organisation, animées, dit-on, par un pur amour du bénévolat en faveur de la jeunesse. N’est-ce pas ? Prenons le Grand Prix international d’Alger. Il aurait reçu un montant avoisinant les 5 milliards de centimes. Une enveloppe qui, théoriquement, devrait servir la discipline, ses clubs, ses jeunes, ses infrastructures. Mais l’essentiel semble aspiré par l’événementiel. Et dans ce théâtre, la rentabilité est meilleure pour certains "bénévoles". Le fournisseur de sandwichs présent à toutes les manifestations sportives organisées par la DJS d’Alger en sait quelque chose. Les contrats circulent, les mêmes mains se tendent, les mêmes prestataires reviennent. Pendant ce temps, sur les plateaux, on vient nous chanter à longueur d’émissions les vertus de leurs disciplines. Les médias, trop souvent, ne sont pas seulement spectateurs : ils sont le principal complice de cette mascarade sportive. On parle de résultats, de médailles, de jeunesse, mais rarement de comptes, de marchés publics, de traçabilité. La langue de bois remplace l’audit. La jeunesse, elle, attend des terrains, des salles, des vélos, des encadrants, des moyens. Elle reçoit des discours, des événements clés en main, parfois des casquettes et souvent des sandwichs. Le sport algérien n’a pas besoin d’une nouvelle comédie médiatique. Il a besoin de transparence, de rotation dans les commissions, de reddition des comptes et de sanctions. Tant que les 4 % resteront un butin pour quelques-uns, la jeunesse continuera de payer la facture.