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Orphée - Ars Amatoria (Même les monstres rêvent d'Amour)

Orphée

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Orphée - Ars Amatoria (Même les monstres rêvent d'Amour)

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Orphée
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Je suis le monstre. Je veux l'amour. Ars Amatoria : l'art d'aimer. J'ai voulu l'apprendre, j'ai appris à brûler. Voici l'aveu. Après la possession, la vengeance, la guerre intérieure, je tombe le masque. Je ne sais plus aimer... mais je rêve d'amour. J'ai saigné les cœurs qui priaient ma brûlure, et c'est moi, à petit feu, que j'ai consumé. Ce chant referme le second enfer. Le monstre se sait monstre et pourtant il espère. Si seulement je trouvais mon Ève. En attendant l'Eden. ────────────────────────── ✦ ORPHÉE - LE VERBE Chaque chant est une histoire vraie déguisée en mythe. Derrière Orphée, il y a un homme et derrière chaque figure de cet univers, quelqu'un qui a réellement existé dans sa vie. Le mythe gréco-romain n'est pas un décor : c'est la langue choisie pour dire ce qui a été vécu, aimé, et perdu. Musique dark fantasy mythologique en français. Une dark romance réelle, écrite en poèmes et en chants. Pour celles et ceux qui aiment l'esthétique dark academia, les antihéros dark fantasy, et l'intensité émotionnelle de la dark romance. ────────────────────────── 🎵 Spotify : https://open.spotify.com/intl-fr/arti... 📖 La Ballade d'Orphée (roman) : bientôt 📷 Instagram :   / orphee_odysseus   🎵 TikTok :   / orphee.odysseus   Chant précédent : Je me fuis | BELLVM INTIMVM    • Orphée - Je me fuis (BELLVM INTIMVM) | Dar...   ────────────────────────── PAROLES — ARS AMATORIA ────────────────────────── J'ai cru savoir aimer, je voulais qu'on me voie, Qu'on ploie sous mes éclats, qu'on me donne la loi. Je me faisais autel, idole et déchirure, Et j'ai saigné les cœurs qui priaient ma brûlure. Je n'aimais pas les corps, j'aimais la dévotion, Leur regard prosterné nourrissait ma passion. Je cherchais dans leurs yeux la preuve de ma vie, Et plus ils s'y perdaient, plus je me sentais né. Je disais « je t'aime » ainsi qu'on ouvre un gouffre, Pour voir qui tomberait jusqu'à manquer de souffle. Je voulais des serments, des larmes, des promesses, Que mon nom s'enracine au cœur de leurs faiblesses. Leur amour me portait comme un vin triomphant, Leur douleur parfumait mon orgueil suffocant. Je n'embrassais pas l'âme, j'en faisais un miroir Où je contemplais seul la faim de mon pouvoir. À force de sonder l'abîme et son vertige, J'ai vu mon propre masque épouser son visage. Je suis le monstre. Je veux l'amour. Je fais du mal. Je saigne toujours. Lyra disait : « Je pleure » ... j'en faisais un chant, Je l'aimais en poème, jamais en présent. Augusta, toi, tu vins payer d'un feu trop noir Les fautes d'une autre, gravées dans mon regard. Je jouais à être dieu dans des draps sans royaume, Créant des tragédies pour m'y croire un homme. Je voulais éprouver jusqu'où l'amour saigne, Confondant le désir avec ce qui me règne. Je croyais être vif parce qu'on me désirait, Mais je n'étais qu'un vide enfin illuminé. Je suis le monstre. Je veux l'amour. Je fais du mal. Je saigne toujours. Je voulais qu'on me suive au cœur de ma nuit sombre, Sans jamais partager l'aube que je fais ombre. Je voulais qu'on souffrît pour donner sens au mal, Et j'appelais destin ce penchant animal. Je disais : « Aimer un poète est une croix », Mais je fuyais l'homme que je portais en moi. Je n'étais pas cruel par goût du sang versé, Mais par peur d'être simple... et donc remplaçable. Je ne veux plus d'excuse en musique dorée, Ni d'un pardon rimé pour faute décorée. Je me cachais derrière un verbe trop parfait, Pour ne pas réparer ce que je détruisais. Je faisais sonner juste la plaie et l'erreur, Afin que la beauté absout la noirceur. Aujourd'hui je le dis, nu, sans faux détour : Je ne sais plus aimer... mais je rêve d'amour. Je suis le monstre. Je veux ton amour. Je te fais mal. Je saigne toujours. Je suis le poète. Je suis la faute. Et si mes mots deviennent cendre et déroute, Qu'ils murmurent au moins, dans leur dernier détour : Même les monstres rêvent d'amour. ────────────────────────── Paroles et musique © Chad Harris — Tous droits réservés Publié sous l'identité artistique Orphée — Le Verbe Direction artistique : Orphée_Odyssée #Orphée #Monstre #Amour