Massamba Débat et les idéologues Lissouba,Noumaz,Ndalla Mbéri. Chef Nkéoua parle.Pour une Fédération
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Partie 7 sur 12 de l'évocation des 60 ans de l'indépendance du Congo.
A suivre les témoignages de Massamba Débat, Ndalla Graille, Mbéri Martin etc Sans oublier la voix du Chef Joseph Nkeoua qui avait prodigué à Tiassé les précieux conseils pour l'avenir de la famille Kongo et pour un meilleur environnement au Congo.
Dans l'actualité nous évoquons, le chantage de Sassou Nguesso qui exige 600 millions d’euros pour sauver sa dictature. Tous les Congolais savent que le pétrole de Pointe-Noire n’a apporté au Congo qu’une insolente richesse à quelques uns et une extrême pauvreté, insoutenable maintenant à l’ensemble de la population toutes les régions confondues. L’avenir politique de Sassou se joue dans le marchandage du pétrole.
Au 57e Sommet ordinaire de la CEDEAO du lundi 7 septembre, à Niamey, au Niger, Alassane Ouattara, président de Côte d'Ivoire, le réputé donneur des leçons en chef (de la démocratie pour les autres), en a pris pour son grade. Une nouvelle fois. Toujours en présence du président bissau-guinéen, Umaro Cissoko Emballo, qui lui avait passé un savon, lors du dernier Sommet en visioconférence, en lui faisant savoir, contre toute attente, qu'il ne pouvait pas se borner à condamner le coup d'état au Mali, comme il le faisait, et ignorer son propre coup d'état qu'il organisait contre la constitution de son pays dont il est le garant, en s'octroyant un 3e mandat qui lui est, formellement, interdit.
« En tant que dirigeants de nos Etats membres de la CEDEAO, nous devons adhérer aux dispositions constitutionnelles de nos pays, en particulier, sur la limitation des mandats. C’est un domaine qui génère des crises et des tensions politiques dans notre sous-région ».
Le 8 décembre 1963, la nouvelle constitution est adoptée par référendum. Elle institue un Conseil National de la Révolution (CNR), présidé par le président de la République. Elle prévoit, outre la fonction de président de la République, celle de Premier ministre, chef du gouvernement.
Le 19 décembre, il est candidat unique à l'élection présidentielle. Il est élu à 100 % des suffrages exprimés. Le 24 décembre 1963, il publie la liste des membres de son gouvernement, au sein duquel Pascal Lissouba devient Premier ministre.
En août 1964, le Mouvement National de la Révolution (MNR) est créé et institué parti unique. Massamba-Débat en est le secrétaire général et Ambroise Noumazalaye le Premier secrétaire politique.
L'idéologie du régime est de gauche et le Congo se rapproche des pays socialistes, notamment Cuba et la Chine, tout en s'éloignant des pays capitalistes.
Che Guevara vient rencontrer Massamba-Débat en janvier 1965. Les relations diplomatiques sont rompues avec les États-Unis. Les rapports se tendent avec le Congo démocratique voisin dont l'itinéraire politique est de plus en plus influencé par les velléités mobutistes. En conséquence, le gouvernement de Tshombe expulse les ressortissants du Congo-Brazzaville vivant dans l'ex-Congo belge. Massamba-Débat apporte par ailleurs son soutien au MPLA angolais et à l'UPC camerounaise.
Sur le plan intérieur, le régime de Massamba-Débat, aux prises avec les complots alimentés par une jeune garde politique congolaise avide de plus de pouvoir, se montre en contrepartie plus répressif et brutal, notamment par le biais de sa milice politique, la Défense civile et l'organisation de jeunesse du parti unique, la JMNR. Le point culminant de cette atmosphère de « terreur » est constitué par l'assassinat en février 1965, de trois personnalités dont les positions ne sont pas du goût du pouvoir : le président de la Cour suprême Joseph Pouabou, le procureur de la République Lazare Matsocota et le directeur de l'Agence congolaise d'information Anselme Massouemé. Il s'agira néanmoins des premiers crimes politiques reconnus de l'histoire du Congo indépendant.
L'assise populaire de Massamba-Débat est incertaine dès le départ, car une partie des ressortissants de la région du Pool, lui reproche d'avoir remplacé Youlou à la tête du pays. La brutalité des milices rend le régime impopulaire. Massamba-Débat, devient de plus en plus isolé. Les contradictions idéologiques (socialisme bantou contre socialisme scientifique) et les luttes de factions, principalement entre les pro-Lissouba et les pro-Noumazalaye ; les tentatives de l'opposition de droite (Mouzabakani, Kolelas, Kinganga) et l'activisme des officiers progressistes, conduits par le capitaine Ngouabi, affaiblissent Massamba-Débat.
Le 26 avril 1966, il nomme un nouveau gouvernement. Ambroise Noumazalaye devient Premier ministre en remplacement de Lissouba. Une lutte sourde s'instaure entre le président et son Premier ministre sur les options idéologiques.
Le 12 janvier 1968, il démet Noumazalaye et décide d'assumer lui-même la fonction de Premier ministre, car ce dernier complotait avec le groupe de Ngouabi, Sassou sur la base régionale.
La suite dans la partie 8 de notre évocation de l'an 60 de l'indépendance du Congo.