Poutine joue son va-tout : mobilisation pour une nouvelle invasion du nord
RFU News – Géopolitique Stratégique
0:00 / 0:00
Poutine joue son va-tout : mobilisation pour une nouvelle invasion du nord
13 116 просмотров · 1 день назад
RFU News – Géopolitique Stratégique
104 тыс. подписчиков
13 116 просмотров · 1 день назад
💎 Aidez-nous à étendre notre couverture ! Abonnez-vous à partir de seulement 4,99 $ ! Profitez de 50 % de réduction sur l'accès complet à la carte et recevez des mises à jour stratégiques exclusives : https://www.rfunews.com/pricing
Aujourd'hui, des informations pressantes proviennent du front nord de l'Ukraine.
Dans ce secteur, l'objectif de la prochaine grande opération offensive russe vient d'être identifié. Les rapports du renseignement ukrainien révèlent que la Russie planifie une manœuvre d'envergure contre les régions septentrionales de l'Ukraine. Le document souligne que, si la Russie ne dispose pas actuellement des reserves opérationnelles nécessaires pour lancer une telle entreprise, la mobilisation attendue de trois cent mille hommes d'ici la fin de l'année — dont le déclenchement est prévu après les élections du vingt septembre — fournira à Moscou la masse de manœuvre requise pour engager l'offensive.
Plus précisément, la planification russe prévoit la mobilisation d'un contingent minimal de six cent mille soldats s'étalant sur la fin de l'année deux mille vingt-six et l'année deux mille vingt-sept. Le renseignement militaire ukrainien estime que d'ici la fin de l'année en cours, la première moitié du contingent sera mobilisée, structurée et organisée en brigades constituées, permettant le déclenchement de l'offensive en janvier deux mille vingt-sept, soit dans un délai de quatre mois seulement. Les objectifs stratégiques d'une telle poussée consisteraient à franchir la frontière d'État dans les oblasts ukrainiens de Soumy, Kharkiv et Tchernihiv, afin de s'emparer des capitales régionales éponymes ou, à tout le moins, de les faire peser sous une menace directe. Le secrétaire du Conseil de sécurité nationale, de défense et de renseignement d'Ukraine indique néanmoins que Moscou s'emploie également à formaliser un accord avec Minsk pour utiliser de nouveau le territoire biélorusse comme zone de rechargement et de projection.
Comme développé à plusieurs reprises sur ce canal, la Russie et la Biélorussie procèdent à une extension massive de leurs infrastructures militaires, de leurs bases et des déploiements directs de forces russes en territoire biélorusse. Les experts militaires réitèrent leurs avertissements : à travers ces aménagements, la Russie façonne une zone de départ destinée à soutenir un effort militaire prolongé contre le nord de l'Ukraine. Ils soulignent que si ce scénario venait à se concrétiser, la ville de Kyiv elle-même pourrait redevenir l'objectif direct d'une progression terrestre russe.
Le commandant de la Garde nationale ukrainienne, Oleksandr Pivnenko, a confirmé la réalité de ces menaces, précisant qu'avec un renfort de trois cent mille à six cent mille hommes, la Russie pourrait s'enfoncer de dix à vingt kilomètres dans la zone frontalière septentrionale de l'Ukraine. Il a toutefois souligné qu'il s'agirait là de la portée maximale de l'avancée russe, et que les forces de Moscou ne seraient absolument pas en mesure d'approcher à nouveau de Kyiv. Dès lors, l'objectif principal et le résultat probable de cette offensive ne seraient pas la prise directe des capitales régionales, mais le fait de les fixer sous pression afin de contraindre l'état-major ukrainien à une redéploiement de ses forces.