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Comment c'était de Vivre à Nantes dans les Années 70 ?

France Racontée

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Comment c'était de Vivre à Nantes dans les Années 70 ?

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France Racontée
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Il y a quelque chose à Nantes qui ne vous quitte jamais. Ce sont deux odeurs. La première, celle du biscuit chaud, qui sortait de l'usine LU près du château et traversait tout le quartier du Champ de Mars. La seconde, celle du fer, de la soudure et de la peinture antirouille, qui venait des chantiers navals au bord de la Loire. Dans les années soixante-dix, Nantes travaillait encore. On savait ce que faisait le voisin. Il était aux chantiers, ou il était à LU. Cette vidéo raconte cette ville-là. Le marché de Talensac, ouvert depuis mille neuf cent trente-sept. Le beurre blanc, le gâteau nantais, le muscadet. Le passage Pommeraye les jours de pluie. Et cette question qui divisait les tables de famille, Nantes est-elle bretonne? En mille neuf cent soixante-treize, les premières manifestations rassemblent des milliers de personnes. En soixante-seize, ils sont sept mille devant le château des ducs. Mais surtout, il y a les chantiers navals. Fondés en mille sept cent soixante, ils ont donné le Belem à la France, et des sous-marins à la marine. Dans les années cinquante, plus de sept mille ouvriers y travaillaient. Dans les années soixante, ils étaient huit mille sur l'ensemble des chantiers nantais. En mille neuf cent soixante-dix, après les fusions, il n'en reste que deux mille cinq cents. Entre cinquante-six et soixante-seize, les effectifs chutent de soixante pour cent. Les historiens disent que les années soixante-dix furent une trêve. Une trêve pour les chantiers, mais pas pour leurs employés. Le deux octobre mille neuf cent quatre-vingt-six, le Bougainville est lancé. C'est le dernier. Le trois juillet mille neuf cent quatre-vingt-sept, les portes ferment. Ce jour-là, les ouvriers sont montés sur le bateau pour retarder son départ. La même année, LU quitte le centre-ville. Et l'odeur du biscuit s'arrête. Et vous, quel est votre plus beau souvenir de Nantes? Votre père travaillait-il aux chantiers, ou à LU? Racontez-nous en commentaire. Abonnez-vous pour d'autres histoires de la France d'autrefois. Merci de vous souvenir.