- OSEES - Live @ Les nuits du botanique 2025 #Ohsees #theeosees #ocs #osees
Didier Trufin
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Didier Trufin
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Osees électrisent les Nuits du Botanique : un set incandescent au cœur de Bruxelles
Vendredi 16 mai, dans le cadre des Nuits du Botanique, le jardin vibre d’une intensité peu commune. En cause ? Osees, la tornade garage-psyché venue tout droit de Californie. Emmené par l’infatigable John Dwyer, le groupe a livré un set incandescent, sans répit, provoquant une véritable transe collective au sein d’un public survolté.
Sur scène, le dispositif impressionne d’emblée : deux batteries côte à côte, des amplis prêts à rugir, et au centre, Dwyer, guitare en bandoulière, prêt à lâcher les chiens. Dès les premières notes, le ton est donné : un mur de son compact, frénétique, un déluge de fuzz et de riffs acérés. La foule entière entre en ébullition, les pogos s’enchaînent, les corps s’entrechoquent dans une joyeuse anarchie – le jardin du Botanique tremble littéralement sous l’assaut des décibels.
Osees, c’est une hydre sonore en constante mutation. Actif depuis le début des années 2000, le groupe est mené par John Dwyer, figure emblématique de la scène underground de San Francisco. Véritable stakhanoviste du rock, Dwyer a fait évoluer le projet au fil des années, changeant de noms (OCS, Thee Oh Sees, Oh Sees, et enfin Osees), de line-up, et explorant sans relâche les marges du rock garage, du psyché, du krautrock ou du punk.
Leur discographie pléthorique – plus d’une vingtaine d’albums studio – témoigne de cette frénésie créative, mais c’est sur scène que le groupe prend toute sa dimension. Ce concert au Botanique l’a prouvé une fois de plus : Osees ne jouent pas, ils déchaînent les éléments. Entre les rythmes tribaux des batteurs, les déflagrations soniques et la présence scénique magnétique de Dwyer, tout devient explosion, transe, et furie maîtrisée.
Un moment suspendu, brut et viscéral, comme une plongée dans une messe païenne dédiée au rock le plus sauvage. À la sortie, les visages sont marqués, les sourires larges, les t-shirts trempés. Une performance inoubliable pour tous ceux qui y étaient – et un shoot d’adrénaline capturé en images pour en raviver l’intensité.