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JE PEINS UN PONT COUVERT AU CANADA - UNE MAGNIFIQUE ARCHITECTURE - (ART CLASSE - PEINDRE AVEC LO)

Lo Artiste

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JE PEINS UN PONT COUVERT AU CANADA - UNE MAGNIFIQUE ARCHITECTURE - (ART CLASSE - PEINDRE AVEC LO)

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JE PEINS UN PONT COUVERT AU CANADA - UNE MAGNIFIQUE ARCHITECTURE - (ART CLASSE - PEINDRE AVEC LO) Je suis LO, artiste peintre, peintre de marine et peintre ethnographe. A la belle saison, dès que je sors de l’atelier, je suis sur la route. Je suis en symposium, en exposition, ou encore en vadrouille, tel un artiste nomade qui part dessiner et peindre sur le motif. Quand je décide de dessiner ou de peindre sur le motif, j’emprunte une tradition exigeante qui privilégie la présence, l’attention et l’acuité du regard. Cette pratique, héritière des paysagistes et renouvelée par les Impressionnistes, suppose une connexion avec le lieu et sa lumière changeante, ses contraintes météorologiques, ses bruits ambiants et, surtout, avec l’émotion vécue devant le paysage ou devant le sujet. Plus tôt ce mois-ci, j’ai découvert ce petit pont couvert de 59 mètres de long. C’est un lieu au milieu de nulle part dans un écrin verdoyant. Le pont est situé sur la Rivière-Verte, sur le chemin Boniface, dans la paroisse de Rivière-Verte, annexée à Saint-Basile au Nouveau-Brunswick, lui-même annexé à Edmundston, dans le Comté de Madawaska au Canada. On ne tombe pas dessus par hasard. C’est un petit bijou qu’on découvre dans sa poésie naturelle avec ses contours rustiques. Habituellement, je peins des scènes de mer, des marines, des scènes du littoral, des bateaux en tout genre. Néanmoins, il m’arrive parfois de me laisser envahir par le sentiment de laisser des traces et de peindre le patrimoine canadien. C’est ce qui est arrivé pour ce pont couvert qui m’a subjugué dès la première rencontre. Ce pont est devenu plus qu’un simple sujet. Il est devenu une rencontre avec une structure patrimoniale, une architecture et un territoire à explorer. Dans ce contexte, l’enjeu artistique dépasse la représentation fidèle. Il s’agit pour moi d’explorer comment un lieu, porteur de mémoire, se transforme en une œuvre dessinée et mise en aquarelle. Il existe de nombreux ponts couverts dans les provinces canadiennes, mais ils disparaissent au fil des saisons. Il y en a de moins en moins. Ils sont probablement appelés à disparaître. Les ponts couverts, au Canada, évoquent autant la fonction que la durabilité et l’identité régionale. Le Pont couvert de Rivière‑Verte #3 (Boniface), par sa présence toute en bois, et son caractère rustique, brut, impose son propre rythme visuel. Une masse horizontale, un tunnel de bois, une ouverture cadrée sur l’autre rive, une perspective à un point de fuite. Pour moi, ce pont propose une dualité: architecture et paysage, une structure humaine et une nature environnante riche en poésie. Il ne s’agit pas seulement d’un objet à dessiner ou peindre, mais d’un tout. La composition que je choisis guide le regard tout en invitant le spectateur à être présent, avec moi, sur ce pont. J’invite le spectateur à admirer l’ingéniosité des bâtisseurs dans l’intérieur sombre du pont en bois face à l’extérieur lumineux où le vert domine. Peindre sur le motif implique des décisions rapides et cohérentes. La lumière, selon l’heure et la saison, peut passer d’une clarté nette à un gris brumeux. Je dois alors placer mes priorités et faire des choix. Dans ce cas-ci, je trouvais que la charpente, l’architecture de la structure, était ce qui me parlait le plus. J’ai donc choisi de privilégier les formes et l’accumulation graphique pour capter l’effet général de l’enchevêtrement des poutres. J’ai fait un croquis, puis un dessin plus abouti, plus précis, que j’ai finalement mis en couleurs à l’aquarelle. J’ai délaissé l’exactitude photographique pour l’exactitude sensible, c’est-à-dire, l’atmosphère qui se dégageait du lieu, le contraste des textures et la présence de ce pont qui a été construit en 1925. Devant ce pont couvert en bois, je ne dessine pas uniquement ce que je vois, mais ce que je comprends, ce que je ressens de sa structure, de sa présence en ce lieu. Le pont devient une métaphore, comme un passage obligé, une mémoire collective, une continuité de quelque chose qui mène quelque part. La scène que je vois se charge d’une émotion face au silence d’une rive, au poids du bois au-dessus de ma tête, à la fraîcheur de l’eau qui coule doucement, à l’odeur de la forêt qui se trouve à proximité. Cette deuxième visite au Pont couvert de Rivière‑Verte #3 (Boniface) m’a donné un motif à dessiner et à mettre en aquarelle, une œuvre dans laquelle se rencontrent patrimoine et expérience du paysage. 🔥 Rejoignez cette chaîne pour bénéficier d'avantages exclusifs :    / @loartiste   🔥 POUR ME SUIVRE ================== ► Mon site : https://loartiste.com/ ► Ma page facebook :   / loartiste   ► Mon Instagram : Lo artiste-peintre ► Mon livre, pour mieux connaître mon travail : https://loartiste.com/produit/livre-n...