(105) تيزي وزو: مديرية الشباب والرياضة، الوالي، الوزارة, الغائبون المتسببون في غرق الجيدو المحلي
ELQABILA
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Alors que la ligue de judo de Tizi Ouzou se débat depuis huit ans dans une gestion opaque, entre détournements, plaintes et condamnations judiciaires, les tutelles (Direction de la Jeunesse et des Sports, wali et ministère) sont restées silencieuses. Un silence assourdissant qui interroge sur les véritables responsabilités.
Huit ans. Huit longues années durant lesquelles la ligue de judo de Tizi Ouzou a été livrée à elle-même, entre mauvaise gestion, détournements et conflits internes. Des membres de l'assemblée générale, des cadres du sport connus et reconnus, n'ont cessé de tirer la sonnette d'alarme. Des plaintes ont été déposées. La justice a instruit l'affaire, condamné les responsables. Mais pendant tout ce temps, les tutelles (la Direction de la Jeunesse et des Sports de la wilaya de Tizi Ouzou, le wali, le ministère des Sports) n'ont à aucun moment réagi.
Un silence coupable
Comment expliquer une telle inertie ? Comment comprendre que ni la DJS, ni le wali, ni le ministère n'aient jugé utile d'intervenir pour mettre le holà à une gabegie qui détruit un outil complémentaire d'éducation de nos enfants ? Le judo, comme toute discipline sportive, est un vecteur de valeurs, de discipline et de formation. Le laisser aux mains de voyous du sport, c'est trahir la mission éducative de l'État.
Trop occupés ailleurs
Le ministère des Sports et son directeur de la Jeunesse et des Sports de la wilaya sont occupés. Trop occupés. Occupés à gérer les matchs de foot de l'équipe nationale, la gestion du stade et les tickets d'entrée les jours de match. Pendant ce temps, le judo local s'enfonce. Les responsables préfèrent les projecteurs du football aux salles obscures où se joue l'avenir de nos enfants.
Une situation hors réglementation
Aujourd'hui, la ligue se retrouve livrée à elle-même, dans une situation hors réglementation. Organiser une assemblée générale pour la remettre sur les rails est devenu un obstacle insurmontable pour la DJS. Il faudra encore une fois user et abuser de coups de téléphone, de réseaux et de connaissances pour régler une futilité. Une futilité qui, en réalité, est tout sauf futile : c'est l'avenir d'une discipline et de ses pratiquants qui est en jeu.
Une seule demande
La famille sportive ne demande qu'une seule petite chose : une réponse à ses doléances et l'application des lois. Rien de plus. Rien de moins. Mais dans un système où l'impunité règne et où les responsabilités se diluent dans les couloirs des administrations, cette demande semble déjà trop.
Les vrais coupables
Les vrais coupables ne sont pas seulement ceux qui ont géré la ligue de manière opaque. Les vrais coupables sont aussi ceux qui, ayant le pouvoir d'agir, ont choisi de fermer les yeux. La DJS, le wali, le ministère : tous avaient les moyens d'intervenir. Aucun ne l'a fait. Et pendant ce temps, le judo local continue de couler.