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Vos mains lui vont à ravir

Tendre Murmure

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Vos mains lui vont à ravir

25 просмотров · 2 дня назад
Tendre Murmure
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Nouvelle création musicale "Vos mains lui vont à ravir" Paroles : Un mari l’a murée pour garder son épouse. Votre amour fait merveille avec sa rage jalouse. Voici la princesse, honorez sa visite. Vos mains feront l’affaire. Offrez les donc, et vite. Les valets ont fermé la tombe à double tour. Un sac d’or suffisait pour enterrer l’amour. Les coups montaient du sol, ils tassaient la terre. La paie couvrait les cris. Ces chiens savaient se taire. Elle rongea ses doigts dans le cercueil humide. Son spectre fendit le bois, royal et livide. Son époux la trouva droite dans les ténèbres. J’ai ri de son trépas et des honneurs funèbres. Elle veut vos mains, je savoure le supplice. Vous vouliez du frisson ? Elle assure le service. Ses dents sur vos poignets se referment sans bruit. Ces pleurs vous vont très bien. Profitez de la nuit. Vos bravades s’arrêtent quand elle mord plus fort. Ce n’était qu’un vieux conte ? Elle vous plaît encore ? Ses mains couraient sans lui, griffant son oreiller. J’aurais payé pour voir ce lâche se réveiller. L’alliance vint rouler devant les domestiques. Les larbins détalaient, soudain moins héroïques. Des curieux sont venus rire de cette histoire. Ils levaient leur verre à leur petite victoire. L’un sortit un poignet, certain d’être à l’abri. Elle y planta ses dents. Bien dormi, mon chéri ? Des dents avaient marqué la peau de l’avant-bras. Quelle belle science, ils accusaient les rats. Ses doigts tiraient le drap dès qu’il fermait les yeux. Tout ce courage envolé… c’est vraiment délicieux. Vos doigts lèvent le drap pour leur noble maîtresse. Vous perdez tout contrôle. Admirez leur adresse. Vous nouez vos poignets pour arrêter l’horreur. Vos doigts défont les nœuds. J’en ris de bon cœur. Elle emporte vos mains, vous hurlez dans le noir. Je me régale enfin de votre désespoir. Les mains quittent vos lits pour ramper dans les salles. Votre chair sait servir, à plat contre les dalles. Elles lèvent la pierre et libèrent la morte. À défaut de régner, vous lui tenez la porte. Les survivants ont fui dans des chambres lointaines. Fuir si loin vous protège ? Allez, trompez la reine. Leurs mains tapaient aux murs, réclamaient le passage. Bien joué, mes fuyards. Fin du petit voyage. Les murs serraient vos fronts. Montrez votre grandeur. Vous êtes si petits quand vous mourez de terreur. Vos poignets fracassés réclamaient du secours. Dehors, on vous laissait terminer votre séjour. La princesse avance, fièrement couronnée. Vos mains portent sa traîne, enfin disciplinées. Vous grattez sans vos doigts la chambre qui vous serre. Gardez donc vos grands airs sous ce couvercle de pierre. Elle referme tout et contemple l’ouvrage. Vous crevez dessous. Quel précieux hommage. Les voisins vont dormir sans écouter vos plaintes. Ces saints ont bien dormi, toutes lampes éteintes. Un bras sort de leurs draps, la princesse est prête. Que ces porcs sont aimables, ils prolongent la fête. Vous trouviez ce récit trop ancien pour frémir. Sans mains, vous êtes bons à ramper et gémir. Et toi, tire ton drap. Quelle minable cachette. La princesse est tout près. C’est ta main qu’elle guette.