PHOENIX - Pas toute ta vie
PHOENIX
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PHOENIX - Pas toute ta vie
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PHOENIX
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Lyrics :
[Intro ]
Quand tu m’dis que tout va mal,
J’vais pas t’expliquer pourquoi t’as tort.
J’voudrais juste qu’on en parle.
Parce que moi aussi, parfois…
J’arrive plus à faire la différence.
PHOENIX
[Couplet 1 ]
Tu m’dis : « J’en peux plus », puis tu cherches tes mots,
C’est peut-être une absence, un projet, ton boulot.
Au départ, c’est précis, tu sais c’qui t’a blessé,
Puis tu doutes même des choix que t’avais jamais regrettés.
Ça commence au réveil, ça s’invite à ta table,
T’es là, mais dans ta tête, tu cherches un responsable.
Tu refais les échanges, tu prépares tes réponses,
Même quand personne te parle, faut encore que tu t’défendes.
J’connais, moi aussi, j’peux rentrer d’une bonne soirée,
Puis repenser trois heures à la phrase de travers.
Oublier tous les rires, tous les gens qui étaient là,
Pour quelques mots d’une personne qui pensait même plus à moi.
Alors, quand tu m’dis : « Tout est foutu », j’te crois,
J’crois qu’au moment d’le dire, c’est tout c’que tu perçois.
Mais ce qui prend ta tête jusqu’à t’empêcher d’dormir
Peut raconter ta peine sans résumer ta vie.
[Refrain]
Ça prend toute la place,
Mais c’est pas toute ta vie.
Même si rien ne s’efface
Quand le jour remplace la nuit.
T’as le droit d’aller mal,
De dire que c’est trop, parfois.
Ça prend toute la place…
Mais y a pas que ça.
[Couplet 2 ]
Tu m’dis : « C’est bien joli, mais demain, ça revient. »
Je sais. J’ai pas dit qu’on réglerait tout d’ici demain.
J’ai pas trouvé la phrase qui te rendra le sommeil,
Moi aussi, j’comprends tout, puis j’oublie dès l’réveil.
Et quand on m’dit : « Profite, regarde la chance que t’as »,
Ça rajoute de la honte à c’qui pèse déjà.
Comme s’il fallait choisir entre être aimé et souffrir,
Comme si j’devais aller bien pour avoir l’droit de sourire.
Alors, ce moment d’répit, t’as pas besoin d’le payer,
Ni d’repasser tes soucis dès qu’tu viens d’les oublier.
Si t’as ri dans la journée, t’as pas menti sur ta peine,
T’as juste eu quelques minutes où elle parlait moins fort qu’le reste.
Et si rien t’fait du bien, on va pas forcer les choses,
J’vais pas t’donner des ordres quand t’as besoin d’une pause.
Tu peux m’dire : « J’sais pas », tu peux chercher, prendre ton temps,
J’suis pas venu pour te convaincre. J’suis venu pour que j’comprenne.
[Refrain — ]
Ça prend toute la place,
Mais c’est pas toute ta vie.
Même si rien ne s’efface
Quand le jour remplace la nuit.
T’as le droit d’aller mal,
De dire que c’est trop, parfois.
Ça prend toute la place…
Mais y a pas que ça.
[Pont ]
Tu sais… j’peux dire : « Personne m’écoute »,
À quelqu’un qui m’écoute depuis une heure.
J’peux dire : « Laisse-moi », quand au fond, j’doute,
Et m’sentir seul dès qu’il repart ailleurs.
J’en suis pas fier. Mais j’commence à l’voir :
Quand j’vais mal, j’prends mes peurs pour des faits.
Alors j’te parle, et j’essaie d’me croire…
J’aurai besoin qu’tu m’le rappelles après.
[Couplet 3]
Un boulot qui t’épuise n’efface pas tes efforts,
Quelqu’un peut te quitter sans qu’t’aies eu tort d’y croire encore.
Un projet peut tomber malgré tout c’que t’y mets,
Ça fait mal, mais ça prouve pas qu’tu rates tout c’que tu fais.
J’te demande pas d’aimer cette période qui t’abîme,
Ni d’chercher une leçon dans chacune de tes nuits.
Tu peux dire : « C’est injuste », tu peux dire : « J’ai besoin d’aide »,
Sans devoir, dans la foulée, rassurer ceux que ça gêne.
Mais quand tu fais l’bilan, compte aussi c’qui résiste :
Cette personne qui rappelle, même quand t’es pas très disponible.
Ce morceau qu’t’as envie d’entendre encore une fois,
Ces choses qui règlent rien, mais qui comptent encore pour toi.
On va s’occuper d’ce mal, pas prétendre qu’il existe pas,
Sans oublier tout l’reste chaque fois qu’on parlera.
Et si ce soir, t’y crois pas, j’vais pas t’demander d’mentir…
J’peux rester un moment. T’as pas besoin d’me retenir.
[Refrain final ]
Ça prend toute la place,
Mais c’est pas toute ta vie.
Même si rien ne s’efface
Quand le jour remplace la nuit.
T’as le droit d’aller mal,
De dire que c’est trop, parfois.
Ça prend toute la place…
Mais y a pas que ça.
[Outro — parlé]
Et si demain, c’est moi qui t’appelle
Pour te dire que tout est foutu…
Rappelle-moi c’qu’on vient d’se dire.
Moi aussi, j’aurai besoin de l’entendre.