Перейти к содержимому

vallée d'aspe

Canti-Can

0:00 / 0:00

vallée d'aspe

7 696 просмотров · 7 дней назад
Canti-Can
2,04 тыс. подписчиков
7 696 просмотров · 7 дней назад
"vallée d'aspe" - Canti-Can lambala lambala lambalamalo lambala lambala lambalamalo cette vallée, de vin rosé de gave claire et de sueur qu’une ligne de crête au moins défait / je m’en saoule à la petite lueur, m’en dégorge l’âme, ô manifeste, ô blue vallée des amoureux qui sortent nus des forteresses et baisent les lèvres du lépreux je vois les anges au ciel cloué et sous le soir, noir macadam, tant de rosée ankylosée de roses et d’ambre et de jusquiame / pour accueillir nos corps foutaises dans un décor de cathédrale même les cimes aragonaises retiennent leur souffle vertical / oeuvrant parmi des cerfs qui braillent qui jutent leurs amours sauvages mon coeur de glaise suinte ses entrailles sa conversion, son marécage je te vois près des eaux du songe franchir la vie, longer les prés user des lois comme d’une éponge et de mes mains comme l’ivraie ô folle vallée d'aspe nue, libre et fantasque libre et fantasque lambala lambala lambalamalo lambala lambala lambalamalo bribes des corps, force sortilège aux lacs blancs de source cathare où silencieusement je m’immerge, artémis luit et d’aile s’empare, dégrafant l’or au firmament du soupir et de la candeur, laissant carapace de cent ans tomber au pied nu du chasseur / j’y vais de ma petite danse ô libre sœur de mes pensées, lavandière pleine de mes outrances entre le monde et l’eau vautrée enfonce-toi dans cette gorge, dans ce vallon abandonné des rois, des hommes et de leurs forges / viens mon amie, ma désirée ma désirée ô folle vallée d'aspe / nue, libre et fantasque lambala lambala lambalamalo lambala lambala lambalamalo les temps sont chiens et canicule et butent l’ordre de l’espace depuis l’équateur de ton cul jusqu’à la mer qui m’embrasse / mes mains lointaines murmurant des ronds, des cercles en coulisses autour des biefs, des confluents qui entre jambes s’épanouissent / ces mains de paille, je te les offre, flambeuses, pathétiques et lucioles sans guide ni horde limitrophes qui de charybde en scylla, s’étiolent / ces mains impies, à bout de noces posées sur la roche féconde, grondant ses limbes, d’aspe à lesbos comme ulysse déroulant le monde ô érotas pleine de grâce et de puissance passagère, c'est toute l’aurore qui m’enlace la terre qui perd ses eaux, geyser lambala lambala lambalamalo lambala lambala lambalamalo douce vallée ensommeillée jusqu’à l’abus des chairs qui s’ouvrent dessous des draps de canopée et la rumeur au loin des louves / sous tes seins, ton torse tumulus épouse la force des marées j’entends le râle marin des muses nos corps abrutis et mêlés / d’une feuille fendue coule le suc violaine du souvenir labial, tes longues cuisses ont-elles du musc le goût, de la cyprine la traînée pâle / lambala lambala lambalamalo lambala lambala lambalamalo ô folle vallée d'aspe / nue, libre et fantasque abysse, surface, fleuves en partance charriant les débris de la veille, depuis les lacs sombres et immenses / gueulez éperviers et corneilles, les eaux de chai, l’aube, les cyprès, toute la terre s’ouvre, labyrinthe troué par l’ultime vallée ô folle vallée d'aspe nue, libre et ... enceinte ô folle vallée d'aspe nue, libre et fantasque libre et fantasque lambala lambala lambalamalo lambala lambala lambalamalo