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Affaire Grégory : la France a accusé sa mère. La preuve du contraire dormait dans le dossier

Les Voix de l'Affaire

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Affaire Grégory : la France a accusé sa mère. La preuve du contraire dormait dans le dossier

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Les Voix de l'Affaire
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Le mardi 16 octobre 1984, à Lépanges-sur-Vologne, dans les Vosges, Christine Villemin, 24 ans, ramène son fils Grégory, 4 ans, de chez la nourrice. Dans l’heure qui suit, l’enfant disparaît devant la maison. À 17 h 32, chez un oncle, une voix d’homme déguisée revendique le crime au téléphone ; le soir même, on retrouve Grégory mort dans la Vologne. Quelques mois plus tard, c’est sa mère que la France accuse. 69 minutes de récit, sept voix dont cinq de personnage, 23 chapitres. Vous suivrez cette fin d’après-midi presque minute par minute, du côté de Christine : le tas de sable, le linge à repasser, le troupeau de vaches sur la route, la nuit. Puis l’enquête vue de la maison des parents : trois ans de lettres et d’appels anonymes, les obsèques sous les flashs, la rumeur qui se tourne vers la mère, une maison vide perquisitionnée. Puis Dijon, où un magistrat reprend tout à zéro et chronomètre les trajets. Christine et Jean-Marie Villemin y parlent avec leurs propres mots, surtout ceux de 1994, sur le plateau de La Marche du siècle, leur seule longue interview télévisée. Trois choses qui circulent, et que le dossier corrige. Le non-lieu de 1993 ne dit pas « absence totale de charges », comme on le lit partout : l’arrêt dit « qu’en l’état il n’y a pas de charges contre Christine Blaise épouse Villemin d’avoir assassiné son fils ». Les « rapports psychiatriques » cités par une partie de la presse en 1985 n’ont jamais existé. Et Christine n’a pas été inculpée « debout dans un couloir » : la scène vient d’une série de fiction de 2021, et la journaliste Laurence Lacour, qui suivait l’affaire pour Europe 1, l’a démentie. Ce que disent les décisions : Christine Villemin a été mise hors de cause par cet arrêt de Dijon du 3 février 1993, et l’État a été condamné en 2004 pour faute lourde envers les deux parents. Personne n’a jamais été jugé pour la mort de Grégory, et l’instruction est toujours ouverte. Cette vidéo ne désigne personne : toute personne mise en cause est présumée innocente. Cette vidéo évoque le suicide. Si vous traversez un moment difficile, ou si un proche vous inquiète, le 3114, numéro national de prévention du suicide, répond gratuitement, 24 h/24 et 7 j/7, partout en France : https://3114.fr En Belgique, le 0800 32 123 (Centre de Prévention du Suicide) ; en Suisse, le 143 (La Main Tendue) ; au Canada, le 9-8-8, par appel ou par texto. Tous trois répondent 24 h/24 et 7 j/7, en français. CHAPITRES 00:00 Un mardi de beau temps 02:45 Du linge à repasser 05:22 Trente-six vaches 08:23 Une carabine 10:32 Le pont Bailey 13:35 Le facteur de la rue des Champs 15:44 Je sais qui c’est 17:50 Le chef 20:13 Une voix rauque 24:02 Le lundi, pas le mardi 27:53 Dessaisis 31:14 Un vendredi à Aumontzey 33:24 Une maison vide 36:18 Ce que la presse invente 38:21 Pas de justice à Épinal 42:12 Quatre heures et demie 43:54 Onze jours 47:09 Le disque du mouchard 51:17 Comme neige au soleil 55:58 Par la poste 1:00:10 Cinq ans dont un avec sursis 1:03:58 Une instruction toujours ouverte 1:05:28 Le seize octobre SOURCES PRINCIPALES — INA, Christine Villemin sur Antenne 2, 24 novembre 1984 :    • Affaire Grégory: Christine Villemin "le pe...   — INA, l’inculpation, Épinal, 5 juillet 1985 :    • INCULPATION Christine VILLEMIN   — INA, la confrontation générale, Épinal, 20 décembre 1985 :    • Affaire Grégory: Christine Villemin en con...   — INA, le non-lieu, Dijon, 3 février 1993 :    • FACTUEL VILLEMIN   — INA, La Marche du siècle, France 3, 27 avril 1994 :    • 1994 : Affaire Grégory, les Villemin invit...   — L’Est Républicain, chronologie de l’affaire (2014, mise à jour en 2024) : https://www.estrepublicain.fr/faits-d... L’arrêt de 1993, non publié officiellement, est cité d’après une transcription intégrale non officielle, recoupée par l’INA et par Laurence Lacour (Le Bûcher des innocents). CONTENU SYNTHÉTIQUE Toutes les voix sont synthétiques : le narrateur, la voix de la chaîne et cinq voix de personnage. Quatre rejouent des personnes réelles — Christine et Jean-Marie Villemin ; Étienne Sesmat, premier directeur d’enquête ; Laurence Lacour, alors reporter d’Europe 1 — : ce sont des interprétations de propos qu’elles ont tenus publiquement, dans les sources citées ; aucune n’a été enregistrée ni n’a prêté sa voix. La cinquième lit les documents : l’arrêt, des lettres anonymes, une déposition, des carnets, la presse. Sur 115 images, 67 sont des photographies réelles, chacune avec sa source à l’écran, dont 51 citées sous droits réservés, et 48 des reconstitutions d’ambiance générées, qui ne représentent personne ni aucun lieu de l’affaire. Les 68 éléments sonores du récit — nappes, musiques et effets — sont générés. #AffaireGrégory #ChristineVillemin #TrueCrime