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Ils n'étaient ni rois ni héros sans peur

Yumé

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Ils n'étaient ni rois ni héros sans peur

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Yumé
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Ils n’étaient pas nés dans les palais, Ils n’avaient ni richesse ni pouvoir. Il les rencontra sur leur chemin Et leur dit simplement : « Viens. » Alors ils ont laissé leur ancienne vie derrière eux. Jacques le Mineur avançait discrètement, Fidèle parmi les voix imposantes. Jacques le Majeur, fils du tonnerre, Rêvait encore de gloire et de grandeur. Mais tous deux apprirent auprès de Jésus Que servir rendait plus grand que le pouvoir. Ils avaient leurs questions et leurs erreurs, Mais Jésus regardait plus loin que leurs peurs. Ils n’étaient ni rois ni héros sans peur, Seulement des êtres avec leurs blessures au cœur. Des hommes, des femmes, avançant pas à pas, Tombant quelquefois, mais ne l’abandonnant pas. Philippe cherchait encore à comprendre : « Montre-nous le Père, cela nous suffit. » Mais il conduisit Nathanaël vers Jésus, Afin qu’il regarde et choisisse à son tour. André, sans réclamer la première place, Amenait vers lui ceux qu’il rencontrait. Thomas voulait toucher pour pouvoir croire, Mais il avait dit : « Allons mourir avec lui. » Jean avait connu l’orgueil et la colère, Il voulait faire descendre le feu du ciel. Puis il resta près de Jésus sur la croix, Et le fils du tonnerre apprit l’amour. Ils n’étaient ni rois ni héros sans peur, Seulement des êtres avec leurs blessures au cœur. Des hommes, des femmes, avançant pas à pas, Tombant quelquefois, mais ne l’abandonnant pas. Nathanaël demanda avec méfiance : « De Nazareth peut-il venir quelque chose de bon ? » Puis il regarda et reconnut la lumière. Thaddée gardait lui aussi ses questions : « Pourquoi te montrer à nous et non au monde ? » Car la foi peut commencer par demander. Matthieu comptait l’impôt pour les puissants, Rejeté par son peuple et protégé par Rome. Mais lorsque Jésus lui demanda de le suivre, Il se leva et abandonna son bureau. Simon portait toute l’ardeur du Zélote, Mais tous deux s’assirent auprès du même maître. L’un venait des chiffres, l’autre de la révolte, Jésus fit de leurs différences une force. Ils n’étaient ni rois ni héros sans peur, Seulement des êtres avec leurs blessures au cœur. Des hommes, des femmes, avançant pas à pas, Tombant quelquefois, mais ne l’abandonnant pas. Simon-Pierre avait promis de ne jamais fuir, Mais trois fois dans la nuit, il nia Jésus. Puis le pêcheur si fier pleura son erreur Et retrouva le chemin de la lumière. Judas livra par un baiser celui qui l’avait choisi, Puis resta seul, prisonnier de sa faute. Matthias, qui les accompagnait depuis longtemps, Reprit humblement la place laissée vide. Marie avait répondu à Dieu : « Me voici », Sans connaître le prix de son accord. Elle garda chaque parole dans son cœur Et resta près de son fils jusqu’à la mort. Marie-Madeleine, relevée de ses ténèbres, Marcha dès l’aube jusqu’au tombeau. Quand tout semblait perdu dans le silence, Elle fut appelée à annoncer l’espérance. Ils voulaient quelquefois être les premiers, Ils comprenaient trop tard ses enseignements. Ils ont fui dans la nuit et fermé leurs portes, Mais la lumière reçue demeurait plus forte. Le courage n’est pas de ne jamais trembler, C’est de reprendre la route après être tombé. Ils n’étaient ni rois ni héros sans peur, Seulement des êtres avec leurs blessures au cœur. Des hommes, des femmes, avançant pas à pas, Tombant quelquefois, mais ne l’abandonnant pas. Ils n’étaient ni parfaits ni plus grands que les autres, Seulement des témoins devenus ses apôtres. Des êtres transformés en écoutant sa voix, Portant dans leurs faiblesses une immense foi. Ils étaient faits de doute et de lumière. Et si leurs pas résonnent encore aujourd’hui, C’est qu’un jour, Ils ont marché avec lui.