Les 100 Plus Puissantes Armées de l'Histoire — L'Histoire pour S'endormir — Aucune Publicité
Vieilles Lunes
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Les 100 Plus Puissantes Armées de l'Histoire — L'Histoire pour S'endormir — Aucune Publicité
Cette émission de la chaîne Sleepy History offre, sur un ton apaisant, un vaste panorama des plus grandes armées de l'histoire et des systèmes qui les ont rendues inoubliables — le tout sans publicité. Sa thèse : derrière chaque victoire se cache une organisation, nourriture, discipline, peur maîtrisée. Après Rome, qui renaissait de ses désastres grâce à ses légions bâtisseuses, et les Mongols, maîtres de la mobilité et de la retraite piégée, suivent l'armée macédonienne d'Alexandre, forgée par Philippe ; la Grande Armée de Napoléon et ses corps autonomes ; la Royal Navy ; les janissaires ottomans devenus faiseurs de rois ; la machine bureaucratique du Qin ; et l'impi zoulou de Shaka. Une longue fresque chronologique déroule ensuite les civilisations : Sargon d'Akkad et le premier empire, l'Égypte du Nouvel Empire, l'Assyrie, les Immortels perses, les hoplites, Sparte, le Bataillon sacré de Thèbes, Hannibal et la traversée des Alpes, César à Alésia, Byzance et sa garde varangienne, les conquêtes arabes, Charlemagne, les Vikings, les Normands, les Seldjoukides à Mantzikert, les croisés, Saladin à Hattin, Gengis Khan et Subutai, les Mamelouks d'Aïn Djalout, les samouraïs face aux invasions mongoles, la poudre des Song, les flottes de Zheng He, les Incas, les Aztèques, le Mali, l'Éthiopie victorieuse à Adoua, Mehmed II devant Constantinople, les Moghols d'Akbar, les Marathes, les Sikhs de Ranjit Singh, les navires-tortues de l'amiral Yi, les tercios espagnols, Gustave-Adolphe, les hussards ailés, les streltsy, les cosaques, la New Model Army de Cromwell, la Prusse de Frédéric le Grand et la France révolutionnaire. Viennent ensuite Wellington à Waterloo, Nelson à Trafalgar, Washington et Valley Forge, la révolution haïtienne de Toussaint Louverture, les Gurkhas, la Légion étrangère, puis les guerres mondiales : l'Armée rouge, la Wehrmacht, la logistique américaine, les Marines et la bataille d'Angleterre. Enfin, la Longue Marche, l'Armée populaire de libération, le Vietnam, Israël, la traversée du canal de Suez en 1973, l'OTAN, les drones ukrainiens, les satellites et la cyberguerre. Le narrateur invite à s'abonner et à s'endormir paisiblement. Pour éclairer un passage de cette époque, quelques repères sur les janissaires, ce corps d'élite ottoman dont l'histoire est bien documentée. Selon Wikipédia (fr.wikipedia.org/wiki/Janissaire), le corps est créé au XIVe siècle sous Mourad Ier et recrute d'abord par le devşirme, une taxe instituant la levée forcée de jeunes garçons chrétiens, convertis à l'islam et entraînés au service direct du sultan. Les Ottomans furent ainsi le premier État depuis Rome à entretenir une véritable armée de métier. Adoptant les armes à feu dès le XVe siècle, les janissaires étaient presque entièrement équipés de mousquets au XVIe siècle, passant de huit mille hommes à plus de cent mille au XIXe siècle, selon l'article sur l'armée ottomane fr.wikipedia.org/wiki/Arm%C3%A9e_ottomane). Leur déclin suit un schéma connu pour bien des élites militaires. Comme le raconte Histoire et Civilisations (www.histoire-et-civilisations.com/thematiques/moyen-age/les-janissaires-la-chute-de-la-garde-personnelle-du-sultan-ottoman-1675.php), habitués aux victoires, ils se reposèrent sur leurs lauriers et accumulèrent un tel pouvoir à la cour qu'ils pouvaient déposer des sultans, allant jusqu'à assassiner Osman II en 1622. Quand Mahmoud II tenta de créer le Nizam-i Djédid, une infanterie modernisée sur le modèle européen, Sélim fut destitué en 1807. En 1826, lors du Vaka-i Hayriye, le sultan fit exécuter les janissaires par le reste de l'armée : sept mille furent massacrés à Constantinople et cent vingt mille dans tout l'empire.