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Pendant que le monde dort — feat. Erik Satie

Christophe Lengay (Jackie Chun)

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Pendant que le monde dort — feat. Erik Satie

598 просмотров · 3 недели назад
Christophe Lengay (Jackie Chun)
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Une chanson nocturne traversée par l’ombre des Gnossiennes d’Erik Satie. Il y a des nuits où j’essaie juste de faire un morceau, et je finis par passer des heures avec quelqu’un qui n’est même pas là. Je lui invente un rire, une façon de s’asseoir, des mots qu’elle n’a jamais dits. Dans la chanson, on se retrouve. Pendant trois minutes, j’oublie que je suis le seul à y croire. Pendant que le monde dort, c’est ça. Une histoire qui n’existe que parce que je l’ai écrite à quatre heures du matin, pendant que le chien soupire à mes pieds et que je fais cinquante fois le tour de la cuisine. La lose peut-être mais digne et belle. ^^ Les paroles : J’fais les cent pas, mon reflet se dédouble sur la vitre Le même accord tourne en rond, j’ai pas encore le titre Ton silence au fond du casque met du sable dans mes filtres Quatre mesures et j’t’ai déjà écrit tout un chapitre J’efface un mot, j’le remets, j’le décale d’un millimètre Comme si nous deux tenions dans chaque mot, chaque lettre Le chien soupire à mes pieds, lui connaît bien le problème J’lui dis "10 minutes encore", il sait qu’je me mens à moi-même J’pars chercher une basse et je retombe encore sur toi J’change de gamme, j’change d’accord, tu changes seulement d’endroit T’as laissé presque rien, c’est peut-être ça, le poids Un regard, et depuis j’invente tout autour de toi Je te fais danser pieds nus là où t’es jamais entrée Je te fais dire "reste encore" avec les mots que t’as gardés J’écris ta main sur mon épaule, tout ce qu’on n’a pas osé Et plus j’nous rends possibles ici, car dehors tout est raté Pendant que le monde dort Et qu’ils ont la trace de l’oreiller Pendant que le monde dort Et que tout le monde se met à rêver Pendant que le monde dort Quand les corps se laissent aller Pendant que le monde dort Et moi j’t’aime sans te réveiller À quatre heures la ville est honnête, elle n’a plus rien à vendre Les vitrines ont baissé les yeux, même les feux semblent attendre Un camion benne au loin, puis le silence vient le reprendre C’est l’heure où tout c’qu’on retient devient trop lourd à défendre Je connais le clic du frigo, le tuyau chaud derrière le mur Le carrelage froid sous mes pieds, la fenêtre qui devient azur J’fais cinquante fois la cuisine comme on traverse un continent Chaque détour me ramène à toi par un chemin différent J'te prête un rire, une caresse, une façon de t’asseoir Je termine les phrases mortes qu’on a laissées dans le noir Je te rends presque réelle à force de te refaire le soir Et j’oublie pendant trois minutes que j’suis tout seul à y croire Pendant que le monde dort Et qu’ils ont la trace de l’oreiller Pendant que le monde dort Et que tout le monde se met à rêver Pendant que le monde dort Quand les corps se laissent aller Pendant que le monde dort Et moi j’t’aime sans te réveiller Dans mes chansons tu rends la nuit légère Tu mets du beau autour de mes paupières J'tinvente un sourire avec mon nom dans ta voix Comme un peu de lumière qui reste avec moi Vers cinq heures, le noir se déshabille en bleu J’ai les yeux morts, mais le morceau respire mieux Le chien se lève, me regarde, l’air vaguement soucieux Genre : t’as encore passé la nuit à deux… tout seul, sérieux ? Pendant que le monde dort Et qu’ils ont la trace de l’oreiller Pendant que le monde dort Et que tout le monde se met à rêver Pendant que le monde dort Quand les corps se laissent aller Pendant que le monde dort Et moi j’t’aime sans te réveiller Et moi j’t’aime sans te réveiller Copyright @ 2026 Fenêtre ouverte -    • Fenêtre ouverte - Poésie en musique   #chanson #poesie #chansonfrançaise