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Beethoven Ludwig, 15° Sonate opus 28, Dupuis Philippe Louis Piano

Philippe Louis Dupuis

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Beethoven Ludwig, 15° Sonate opus 28, Dupuis Philippe Louis Piano

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Philippe Louis Dupuis
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Ludwig van Beethoven, Sonate N°15 opus 28. La Sonate pour piano no 15 en ré majeur, opus 28, de Ludwig van Beethoven, fut composée en 1801, publiée en 1802 sous le titre de « Grande sonate pour le piano-forte » et dédiée au comte Joseph von Sonnenfels. L'éditeur Cranz lui donna le titre de sonate « Pastorale », à ne pas confondre avec la Symphonie du même nom. Composée peu après la sonate « Clair de lune », la Sonate no 15 appartient à la période délicate où Beethoven prenait conscience de sa surdité débutante. Mais rien n'y paraît dans cette œuvre sereine. Le principe du bourdonnement du rondo final est déjà présent dans la coda des Sept danses WoO 11. Elle comporte quatre mouvements et son exécution dure environ 25 minutes : 1. Allegro, en ré majeur. 2. Andante, en ré mineur, . 3. Scherzo : Allegro vivace, en ré majeur, suivi d'un trio en si mineur. 4. Rondo : Allegro ma non troppo, en ré majeur. Source Wikipédia. Enregistrée en 1992. La Sonate pour piano n°15 en ré majeur, opus 28 de Ludwig van Beethoven, universellement connue sous le nom de Sonate « Pastorale », est une œuvre d'une sérénité et d'une poésie rares dans la production du compositeur. Écrite en 1801, elle offre un contraste saisissant avec la célèbre et ténébreuse Sonate « Clair de lune » qui la précède immédiatement. 1. Pourquoi ce surnom de « Pastorale » ? Ce n'est pas Beethoven lui-même qui a nommé cette sonate ainsi, mais son éditeur londonien, Broderip & Wilkinson, séduit par son caractère champêtre et apaisant. Le surnom est resté car l'œuvre évoque irrésistiblement la nature. Le premier mouvement s'ouvre sur une basse répétée au piano qui imite le bourdonnement d'une cornemuse ou d'une vielle à roue, plongeant immédiatement l'auditeur dans une atmosphère de calme bucolique. 2. Une œuvre à contre-courant du drame beethovénien En 1801, Beethoven commence à ressentir durement les premiers ravages de sa surdité. Pourtant, au lieu de déverser sa colère, il compose une œuvre lumineuse, fluide et d'une grande paix intérieure. C'est une musique de l'espace, de la marche en plein air et de la contemplation, qui préfigure avec près de dix ans d'avance sa célèbre Symphonie n°6 « Pastorale ». 3. L'architecture des quatre mouvements La sonate respecte la structure classique en quatre mouvements, chacun apportant sa propre nuance de poésie : • I. Allegro : Un mouvement ample et fluide. Tout part de cette pulsation obstinée à la main gauche qui installe un sentiment de marche tranquille à travers les champs. • II. Andante : Le cœur émotionnel de la sonate, écrit en ré mineur. Plus mélancolique, il évoque une marche un peu stricte, presque une ballade romantique rythmée par un accompagnement en staccato. C'était le mouvement préféré de Beethoven, qui ne se lassait pas de le jouer. • III. Scherzo (Allegro vivace) : Un moment d'humour et de vivacité typiquement beethovénien, basé sur un motif très simple de quatre notes qui descendent, créant un jeu de contrastes et de surprises. • IV. Rondo (Allegro ma non troppo) : Le final revient à l'atmosphère champêtre du début. On y entend à nouveau un rythme de balancement pastoral (une pastorale en 6/8) qui s'anime peu à peu pour se conclure par une coda virtuose et joyeuse. L'homme qui préférait les arbres aux humains Beethoven fuyait régulièrement l'effervescence et les tensions de Vienne pour s'installer dans les villages environnants comme Heiligenstadt. Pour lui, la nature n'était pas un simple passe-temps, mais sa plus grande confidente. Sa contemporaine, la comtesse Therese von Brunsvik, racontait qu'il aimait être seul avec la nature, en faire sa seule confidente. Le compositeur a lui-même écrit une phrase restée célèbre qui résume magnifiquement sa misanthropie et son panthéisme : « J'aime un arbre plus qu'un homme. » L'anecdote de la maison sans arbres Son amour pour la végétation était si viscéral qu'il dictait ses choix de vie les plus pragmatiques. Un jour, alors qu'il cherchait une résidence d'été à la campagne, il visita une maison qui correspondait en tous points à ses besoins. Pourtant, après avoir inspecté les extérieurs, Beethoven refusa catégoriquement de louer la maison lorsqu'il constata qu'il n'y avait aucun arbre à proximité. Impossible pour lui de concevoir un lieu de vie sans la présence de ses compagnons feuillus. Le rituel de création (sous la pluie battante) Pour composer, Beethoven avait un rituel immuable : il partait marcher dans les bois pendant des heures, armé d'un petit carnet de notes musicales. Des témoins de l'époque ont rapporté l'avoir vu tourner en rond dans les bois pendant des heures, marmonnant, gesticulant et composant dans sa tête sous une pluie battante, totalement indifférent à l'orage. Source : I.A.