Le Chant De Vendée
Le Lys Dorée
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Le Chant De Vendée
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Le Lys Dorée
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Paroles:
Mes frères…
Mes sœurs…
Entendez-vous les cloches ?
Elles ne sonnent plus pour les fêtes.
Ce soir, dans nos villages,
Ce sont nos souvenirs qu'elles appellent.
Dans nos champs, dans nos bois, sous le ciel de Vendée,
Les maisons ont fermé leurs volets.
Les vieux prient en silence, les enfants sont serrés,
Contre les mères qui veillent au foyer.
Dans les bourgs, sur les places, ils ont changé les lois,
Nos anciens ne reconnaissent plus leurs voix.
Mais au fond des chapelles, dans le froid des hivers,
Il demeure une flamme et des prières.
Ô mes frères, ô mes sœurs, gardez au fond du cœur,
Le souvenir des lys et des anciennes couleurs.
Que nos voix, dans la nuit, traversent les vallons,
Pour raconter demain le nom de nos maisons.
Toi, le fils du laboureur, toi, la fille du meunier,
Tu te souviens des moissons de l'été.
Des clochers dans la brume, des chemins de nos pères,
Et des chants qu'on entendait dans la lumière.
On nous dit que le monde doit oublier ses rois,
Que le temps a condamné notre foi.
Mais aucune assemblée, aucun décret proclamé,
Ne peut forcer nos mémoires à céder.
Ô mes frères, ô mes sœurs, gardez au fond du cœur,
Le souvenir des lys et des anciennes couleurs.
Que nos voix, dans la nuit, traversent les vallons,
Pour raconter demain le nom de nos maisons.
J'ai vu partir mon frère au lever du soleil,
Il m'a dit : « Prends soin de notre vieille mère. »
Je lui ai pris la main, sans trouver les paroles,
Quand le vent emportait le son des paroles.
Et depuis, chaque soir, je regarde le chemin,
Espérant voir sa silhouette au loin.
Mais je n'ai que sa lettre, quelques mots sur du papier,
Et le nom de notre village à préserver.
Mes compagnons…
Si un jour nos chansons se perdent,
Si les pierres de nos églises tombent,
Si les noms de nos anciens s'effacent…
Alors souvenez-vous.
Nous étions là.
Ô mes frères, ô mes sœurs, gardez au fond du cœur,
Le souvenir des lys et des anciennes couleurs.
De nos champs, de nos bois, jusqu'aux plus hauts clochers,
Que la mémoire de nos terres puisse demeurer.
Ô mes frères, ô mes sœurs, quand reviendra le jour,
Que les enfants puissent vivre sans connaître nos douleurs.
Et si les siècles passent et changent nos horizons,
Que les lys restent gravés dans nos chansons.
Mes frères…
Mes sœurs…
Si demain vous ne m'entendez plus…
Chantez encore.
Pour ceux qui ne sont jamais revenus.