STABAT MATER POUR DES RELIGIEUSES H15 MARC-ANTOINE CHARPENTIER
SCHOLA SAINTE CECILE ن
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STABAT MATER POUR DES RELIGIEUSES H15 MARC-ANTOINE CHARPENTIER
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SCHOLA SAINTE CECILE ن
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Tel que chanté lors de la communion de la fête de Notre-Dame des 7 Douleurs à Saint-Eugène, le 15 septembre 2019. Partition gratuite / Free score : https://schola-sainte-cecile.com/2010...
Soliste : Clotilde Cellier
Stabat Mater dolorósa
Juxta crucem lacrimósa
Dum pendébat Fílius.
Debout la Mère douloureuse
Près de la Croix était en larmes
Devant son Fils suspendu
Cujus animam geméntem
Contristátam & doléntem
Pertansívit gládius.
Dans son âme qui gémissait,
Toute brisée, endolorie,
Le glaive était enfoncé.
O quam tristis et afflícta,
Fuit illa benedícta
Mater Unigéniti.
Qu’elle était triste et affligée,
La Mère entre toutes bénie,
La Mère du Fils unique !
Quæ mœrébat et dolébat
Et tremébat dum vidébat
Nati pœnas inclyti.
Qu’elle avait mal, qu’elle souffrait,
Qu’elle tremblait en contemplant
Son divin Fils tourmenté.
Quis est homo qui non fleret,
Matrem Christi si vidéret
In tanto supplício ?
Quel est celui qui sans pleurer
Pourrait voir la Mère du Christ
Dans un supplice pareil ?
Quis posset non contristári,
Piam Matrem contemplári
Doléntem cum Fílio ?
Qui pourrait sans souffrir comme elle
Contempler la Mère du Christ
Douloureuse avec son Fils ?
Pro peccátis suæ gentis,
Vidit Jesum in torméntis,
Et flagéllis súbditum.
Pour les péchés de tout son peuple
Elle le vit dans ses tourments,
Subissant les coups de fouet.
Vidit suum dulcem Natum
Moriéndo desolátum
Dum emísit spíritum.
Elle vit son enfant très cher
Mourir dans la désolation
Alors qu’il rendait l’esprit.
Eia, Mater, fons amóris,
Me sentíre vim dolóris,
Fac ut tecum lúgeam.
Daigne, ô Mère, source d’amour,
Me faire éprouver tes souffrances
Pour que je pleure avec toi.
Fac ut árdeat cor meum
In amándo Christum Deum
Ut sibi compláceam.
Fais qu’en mon cœur brûle un grand feu
Pour mieux aimer le Christ mon Dieu
Et que je puisse lui plaire.
Sancta Mater, istud agas
Crucifíxi fige plagas
Cordi meo válide.
O Sainte Mère, daigne donc
Graver les plaies du Crucifié
Profondément dans mon cœur.
Tui Nati vulneráti,
Tam dignáti pro me pati,
Pœnas mecum dívide.
Ton enfant n’était que blessures,
Lui qui daigna souffrir pour moi ;
Donne-moi part à ses peines.
Fac, me tecum, pie flere,
Crucifíxo condolére,
Donec ego víxero.
Qu’en bon fils je pleure avec toi,
Qu’avec le Christ en croix je souffre,
Chacun des jours de ma vie.
Juxta crucem tecum stare
Et me tibi sociáre,
In planctu desídero.
Etre avec toi près de la Croix
Et ne faire qu’un avec toi,
C’est le vœu de ma douleur.
Virgo virgínum præclára,
Mihi jam non sis amára,
Fac me tecum plángere.
Vierge bénie entre les vierges,
Pour moi ne sois pas trop sévère
Fais que je souffre avec toi.
Fac ut portem Christi mortem,
Passiónis fac consórtem,
Et plagas recólere.
Que je porte la mort du Christ,
Qu’à sa Passion je sois uni,
Que je médite ses plaies.
Fac me plagis vulnerári
Cruce hac inebriári,
Ob amórem Fílii.
Que de ses plaies je sois blessé,
Que je m’enivre de la Croix
Pour l’amour de ton Enfant.
Inflammátus et accénsus ;
Per te, virgo, sim defénsus,
In die judícii.
Pour ne pas brûler dans les flammes,
Assiste-moi, Vierge Marie,
Au grand jour du jugement.
Fac me cruce custodíri,
Morte Christi præmuníri,
Confóveri grátia.
Christ, quand je partirai d’ici,
Fais que j’obtienne par ta Croix
La palme de la victoire.
Quando corpus moriétur
Fac ut ánimæ donétur
Paradísi glória. Amen.
Au moment où mon corps mourra
Fais qu’à mon âme soit donnée
La gloire du Paradis. Ainsi soit-il.