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25 OBJETS DE CHASSE AUJOURD'HUI INTERDITS QUE NOS GRANDS-PÈRES UTILISAIENT

Le Classement du Chasseur

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25 OBJETS DE CHASSE AUJOURD'HUI INTERDITS QUE NOS GRANDS-PÈRES UTILISAIENT

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Le Classement du Chasseur
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Automne 1968, un champ de seigle coupé près de Castets, dans les Landes. Un homme assis au bord du sillon, et devant lui une planchette de bois qui tourne lentement au soleil. Tout ce qu'il a dans son armoire ce matin-là s'achète à la quincaillerie du bourg, se prête au voisin, se transmet au fils. Et aujourd'hui, la moitié de cette armoire n'est pas démodée : elle est hors la loi. Dans cet épisode, on reprend 25 objets de chasse que les grands-pères français utilisaient sans se poser la moindre question, et qui sont aujourd'hui interdits. Pas « tombés en désuétude ». Interdits, noir sur blanc, par des arrêtés, des règlements européens et des décisions du Conseil d'État. On descend de 25 à 1, du plus banal au plus lourd. Au départ, les munitions de tous les jours, celles qu'on achetait par boîtes de dix sans même les regarder. Puis les outils que le grand-père portait sur lui, saison après saison : un objet qui ressemblait à une canne, un appeau de buis qui coûtait le prix d'un paquet de tabac, une lampe branchée sur une batterie de vélo. Ensuite viennent les textes et les dates, parce que la plupart de ces objets ne sont pas morts d'usure : ils sont morts un jour précis, à une ligne précise du Journal officiel. Plus haut dans la liste, le matériel qui demandait de l'argent, du temps et un homme de métier. Les Landes, la Gironde, le Lot-et-Garonne, les Pyrénées-Atlantiques et les Ardennes reviennent sans arrêt, parce que c'est là que ces objets vivaient, et c'est là qu'ils ont été supprimés, parfois après quarante ans de procédures. Des installations qu'une famille mettait un hiver à construire et qui servaient trente ans. Des choses si modestes qu'on les tient entre deux doigts, et qui ont pourtant occupé la plus haute juridiction administrative française. Et tout en haut, un objet en bois, sans marque, sans poinçon, fabriqué par un homme du village. Pendant cent ans, toute une petite industrie a vécu de sa fabrication. Il n'a pas été interdit par un grand texte avec des reportages au journal de 20 heures : il a été condamné par une incise de six mots dans un arrêté technique, et les anciens ne l'ont même pas su tout de suite. On parle ici d'histoire, pas de mode d'emploi. Aucun montage, aucune recette, aucun dosage : ce qui est interdit est dit comme interdit, à chaque fois, sans tourner autour. Les dates viennent des textes officiels et des décisions de justice, et quand les sources ne concordent pas, on le dit au lieu de choisir la version la plus commode. Le grand-père n'était pas un braconnier. Il prenait ce qui se vendait, sous les règles de son temps, et les règles ont changé sous ses pieds. C'est toute la différence entre un homme et une époque. Si tu as hérité d'une armoire de chasse, d'une boîte de cartouches que personne n'ose jeter, d'un vieux truc en bois dont plus personne n'explique l'usage aux enfants, dis en commentaire ce que ta famille a gardé. Et si ces objets te parlent, abonne-toi : on continue à les sortir du grenier, un épisode après l'autre.