BLACK BOY, PLANTE AUSTRALIENNE À LA CHEVELURE SPECTACULAIRE QUI JOUE AVEC LE FEU (émission N°168)
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BLACK BOY, PLANTE AUSTRALIENNE À LA CHEVELURE SPECTACULAIRE QUI JOUE AVEC LE FEU (émission N°168)
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NewsJardinTV, la chaîne qui déchaîne la passion pour les plantes, les jardins, la botanique, la nature et le jardinage, est heureuse de vous présenter ce numéro 168 de son émission journalière : « Le Quotidien du Jardin ».
Patrick Mioulane, le rédacteur en chef de NewsJardinTV, répond à notre abonnée Carmen, qui nous pose la question suivante :
Je viens de regarder votre vidéo sur les plantes qui ont besoin du feu et elle m’a donné envie de mettre un black boy sur mon balcon. Pensez-vous que ce soit possible dans la région nantaise ?
Les black-boy sont des plantes arbustives endémiques d'Australie, appartenant au genre Xanthorrhoea qui a été créé en 1798 par le botaniste anglais James Edward Smith (1759-1828.
Xanthorrhoea vient du grec xanthos, jaune doré et rheo, couler, allusion au suc résineux jaune sécrété par la plante, qui était utilisé en guise se colle ou de vernis par les aborigènes.
La nomenclature botanique internationale reconnaît 38 taxons dans le genre Xanthorrhoea qui a donné son nom à la famille des Xanthorrhoeaceae créée en 1829 par le naturaliste belge Barthélemy Charles Joseph Du Mortier (1797-1878).
La classification phylogénétique intègre des plantes bien connues dans la famille des Xanthorrhoeaceae : Aloe, Asphodelus, Eremurus, Gasteria, Haworthia, Hemerocallis, Kniphofia, Phormium…
On estime que les Xanthorrhoea étaient déjà présents sur le supercontinent Gondwana il y a 400 millions d’années.
Ces plantes sont appelées « black boy » car leur tronc trapu (un stipe), formé par la superposition de la base des vieilles feuilles, est couvert de suie. Il est surmonté d’une « chevelure » de feuilles linéaires semi-rigides donnant l’impression d’une chevelure ébouriffée.
L’aspect noirci de la plante est dû à son étonnante capacité à survivre aux incendies, le bourgeon de croissance étant enfoui au sein des vieilles feuilles mortes.
Mais la plante ne se contente pas de résister au feu car, pour se reproduire, les Xanthorrhoea ont besoin d’être soumis aux feux de brousse dont certaines substances (les karrikines) contenues dans la fumée, leur permettent d’induire leurs fleurs, tout en favorisant la germination des graines et la croissance des plantules.
Cette propriété fait qualifier les Xanthorrhoea de plantes pyrophiles ou de pyrophytes actifs (qui utilisent le feu) dont font aussi partie les cistes, l’arbousier et nombre de Protéacées. À distinguer des pyrophytes passifs (qui résistent au feu) tels le séquoia géant et le chêne liège par exemple.
Les Xanthorrhoea sont des plantes caudiciformes car ils forment un renflement au niveau des racines, qui leur sert à stocker des réserves hydriques sous forme de sucs, d’où leur classification parmi les succulentes.
Les espèces se ressemblent beaucoup, voici celles que l’on cultive le plus communément :
• Xanthorrhoea australis décrit et nommé en 1810 par le botaniste écossais Robert Brown (1773 – 1858) est appelé « arbre à graminées » du fait de son feuillage très fin. C’est l’espèce la plus courante. La plante atteint 3 m de haut avec un stipe de 1 m de diamètre qui parfois se ramifie.
Les sujets âgés développent une inflorescence en épi de 2 m de haut aux petites fleurs blanches, en étoiles à 6 branches.
• Xanthorrhoea glauca a été décrit et nommé en 1986 par le botaniste et taxonomiste australien David John Bedford. La plante, localisée à l’est de l’Australie, atteint 5 m de haut et forme plusieurs ramifications. Les feuilles sont vert bleuté.
Les aborigènes parfument leur eau de boisson avec les fleurs et consomment la base des feuilles.
• Xanthorrhoea preissii décrit et nommé en 1846 par le botaniste hongrois Stephan Ladislaus Endlicher (1804 – 1849) est caractéristique des paysages du sud-ouest de l’Australie. Il est localement appelé « balga »
La rusticité réelle des Xanthorrhoea est de -2 à -4 °C même si certains optimistes annoncent -10 °C. Plantez en terre sablonneuse, la plante disposée sur un monticule pour éviter tout excès d’eau. Très sensible à la pourriture des racines, le black-boy se transplante difficilement (ne pas dépoter, casser ou découper le pot). Il demande jusqu'à deux ans pour reprendre définitivement après une transplantation, restant très fragile durant cette période. Au besoin, supprimez les hampes florales pour concentrer toute l’énergie de la plante à développer de nouvelles racines.
Merci d’avoir suivi cette émission journalière. Nous espérons que notre vidéo vous aura plu. Notre équipe vous souhaite de passer d’agréables moments et vous donne rendez-vous dès demain à partir de 19 h pour un nouveau numéro de notre émission : « LE QUOTIDIEN DU JARDIN ». C’est sur NewsJardinTV et nulle part ailleurs !
Patrick répondra à cette question :
Dans une de vos précédentes émissions vous avez présenté l’impatiens de façon assez rapide. Pouvez-vous consacrer un numéro entier à cette plante car je crois qu’il en existe pas mal et de très différentes. Je vous remercie par avance.