Перейти к содержимому

OÙ EST LE VAISSEAU JULES VERNE AUJOURD'HUI

Reliques Spatiales

0:00 / 0:00

OÙ EST LE VAISSEAU JULES VERNE AUJOURD'HUI

138 просмотров · 4 дн. назад
Reliques Spatiales
49 подписчиков
138 просмотров · 4 дн. назад
Le 29 septembre 2008, en fin d'après-midi, un point de lumière traverse le ciel au-dessus du Pacifique sud, au sud-ouest de Tahiti. Il se fend en plusieurs morceaux, traîne une ligne de débris incandescents, puis s'éteint. Ce point est un vaisseau de 20 tonnes : l'ATV Jules Verne, le premier cargo spatial européen. Et sa destruction n'est pas un accident. Elle a été commandée depuis Toulouse, à la minute près. C'est tout le problème de cet épisode. Les autres vaisseaux de cette série ont une adresse : un musée, un hall, un socle, une vitrine. Celui-ci a été brûlé exprès, sur ordre, avec l'accord de toutes les agences. Alors que reste-t-il de lui, et où ? Dans cette enquête, on suit le premier Automated Transfer Vehicle de l'Agence spatiale européenne pièce par pièce. Dix mètres de long, 4,5 mètres de diamètre, 22 mètres d'envergure panneaux ouverts, près de 20 tonnes au décollage, jusqu'à 8 tonnes de fret. Un cargo robotique sans personne à bord, capable de rejoindre seul la Station spatiale internationale : le 3 avril 2008, il se gare tout seul contre le module russe Zvezda, en se repérant par GPS relatif et par des visées laser, avec une marge inférieure à 10 centimètres. Dans la salle de contrôle de Toulouse comme à bord de la Station, personne ne tient de manette. Les répliques de cette journée sont dans l'épisode, telles qu'elles ont été rapportées à l'époque. Puis vient la fin, écrite dans le plan de vol dès le départ : désamarrage le 5 septembre, trois semaines sur une orbite d'attente, manœuvre de désorbitation à 14 h 58, entrée dans la haute atmosphère à 120 kilomètres d'altitude, dislocation vers 75 kilomètres, derniers fragments dans l'océan douze minutes plus tard. Sur les 13 tonnes qui plongent, les experts estiment que moins de 3 tonnes de matériaux denses ont atteint l'eau. Elles ont coulé dans une zone inhabitée que personne n'a cartographiée morceau par morceau. Sauf qu'une ligne, dans les documents de l'Agence spatiale européenne, ne colle pas avec l'image d'un vaisseau qui emporte tout avec lui. Quelque chose avait été sorti de la soute un mois plus tôt. Quelque chose de très vieux, de très fragile, et qui n'appartenait même pas à l'Agence. Ce morceau de la mission est redescendu par un autre vol, et c'est le seul qui ait, aujourd'hui, un propriétaire, une ville et une porte à pousser. L'épisode donne cette adresse, le nom de l'institution qui en est propriétaire et ce que l'on peut y voir. Il dit aussi, document par document, ce que les sources ne précisent pas : les trous de l'histoire sont nommés plutôt que bouchés, parce qu'une enquête honnête vaut mieux qu'une belle fin. On y parle enfin de deux objets que l'on confond régulièrement avec ce vaisseau, et de l'endroit très inattendu où la technique de l'ATV travaille encore aujourd'hui. Dates, heures, masses, altitudes et citations viennent des communiqués de l'Agence spatiale européenne, du Centre national d'études spatiales et de la presse de l'époque. Quand deux sources se contredisent, les deux versions sont données. Abonnez-vous si vous aimez les objets techniques suivis à la trace, laissez un like pour que la chaîne trouve son public, et dites en commentaire quel vaisseau vous voudriez retrouver dans le prochain épisode.