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Le train pour Nice 15 heures 35 minutes - troisième partie

SEBASTIEN DHIU

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Le train pour Nice 15 heures 35 minutes - troisième partie

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SEBASTIEN DHIU
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Le moment de répit avant Toulon Le train avait quitté Marseille depuis une vingtaine de minutes. La tension, encore vive dans leurs corps, commençait enfin à se dissoudre. La lumière du sud devenait plus douce, plus dorée, glissant sur les vitres comme une caresse. Le paysage se transformait : collines basses, mer lointaine, villages perchés. Un calme inattendu s’installait. Elsa et Sébastien restaient côte à côte, leurs mains toujours liées, mais leurs respirations devenaient régulières. Ils savaient que ce répit était précieux. Ils savaient qu’il ne durerait pas. Mais ils savaient aussi qu’ils en avaient besoin. 🌅 Le souffle retrouvé — 13h07 Elsa ferma les yeux un instant. Pas pour fuir. Pour se recentrer. Pour laisser retomber l’adrénaline de Marseille, cette confrontation qui avait failli déraper. Sébastien la regarda. Il voyait la force dans son visage, mais aussi la fatigue. Une fatigue noble, celle de quelqu’un qui protège, qui se bat, qui refuse de céder. Il murmura : — Tu vas bien ? Elle hocha la tête, sans ouvrir les yeux. — Oui. Maintenant oui. Il serra doucement sa main. — Merci pour ce que tu as fait. Elle ouvrit les yeux, un sourire léger au coin des lèvres. — Je n’ai rien fait d’extraordinaire. J’ai juste empêché quelqu’un de te prendre. Sébastien sentit son cœur se serrer. Elle disait ça comme si c’était normal. Comme si c’était évident. Comme si c’était naturel pour elle de se dresser contre n’importe qui, n’importe où, pour lui. 🌫️ Le calme après la tempête — 13h12 Le train vibrait doucement. Les voyageurs parlaient à voix basse. Certains dormaient. D’autres regardaient le paysage. Dans la voiture 6, pourtant, tout semblait suspendu. Elsa se rapprocha un peu plus, posant sa tête contre l’épaule de Sébastien. Un geste simple. Un geste intime. Un geste qui disait : Je suis là. Je reste là. — Tu sais… murmura-t-elle. — Quand cet homme est monté, j’ai senti quelque chose. Une colère. Une peur. Mais aussi… une certitude. — Laquelle ? Elle releva légèrement la tête. — Que je ne te laisserai jamais seul face à eux. — Jamais. Sébastien ferma les yeux. Il avait besoin d’entendre ça. Besoin de sentir cette force, cette loyauté, cette présence. ✦ Le moment suspendu — 13h18 Le train longeait maintenant la mer. Un éclat bleu apparaissait entre deux collines. Elsa le regarda, fascinée. — On approche de Toulon, dit-elle doucement. — Oui. Elle inspira profondément. — Tu sais ce que j’aime dans ce moment ? — Quoi ? — Qu’il n’y a plus personne pour nous déranger. — Plus d’appels. — Plus d’envoyés. — Plus de manipulations. Elle sourit. — Juste toi et moi. Dans ce train. Vers Nice. Sébastien sentit une chaleur lui envahir la poitrine. — Ça fait du bien. — Oui. Et on en avait besoin. Elle glissa sa main sur son bras, lentement, comme pour effacer les traces de la tension précédente. — À Toulon, il ne se passera rien. — Ils ont compris. — Ils n’oseront plus tenter quoi que ce soit avant Nice. Sébastien hocha la tête. — Et à Nice… on sera prêts. Elsa sourit. — Plus que prêts. Ensemble. 🌙 La douceur retrouvée — 13h25 Elle posa sa tête contre lui à nouveau. Il passa un bras autour de ses épaules. Le monde extérieur disparaissait. Il ne restait que ce wagon, cette lumière, ce silence, cette mer au loin. Un moment de répit. Un moment de vérité. Un moment d’amour simple, sans tension, sans menace, sans stratégie. Un moment avant la dernière ligne droite. Texte signé Sébastien Dhiu #lecriture #citation #projets #coaching #Amour #debat #soutien #art #parler #media #youtube #Facebook #twitter Credits by videos Sebastien Dhiu Photographer and Videographer @in the news @everyone @followers Wrestling Headlines