Enfin Humaine " Choufo Lhadga"
Disjoncteur Lab
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Enfin Humaine " Choufo Lhadga"
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Paroles / Concept: Sherine Samlal
Musique & Production : Créé avec Suno AI (Licence commerciale Pro)
Paroles :
Six heures du matin, la maison est déjà debout
Le sol brille comme un miroir, pas une poussière nulle part
Bouteille de javel à la main, elle astique tout à genoux
Dans ses yeux, le reflet d'une perfection sans fard.
Une douche express, le khôl tracé au millimètre
Brushing impeccable, tailleur repassé au cordeau
Elle doit être parfaite devant la terre et devant ses maîtres,
Pour que personne ne devine jamais le poids du fardeau.
Au bureau, sur les dossiers, elle sourit sans faiblir
Au retour, les sacs de courses, le tajine qui doit frémir
Toujours coquette, toujours aimable, jamais le droit de gémir…
Elle entend déjà la belle-famille et les voisins applaudir :
Tbarkellah 3liha, choufo l’hâdga ! (تبارك الله عليها، شوفو الحادڭة)
Toujours au top, jamais fatiguée, une vraie guerrière !
Choufo l’hâdga !
Maison qui brille, femme d’affaires et cuisinière !
Mais derrière le vernis et le mascara
Il y a une âme qui s'éteint pas à pas…
Tout ça pour qu’on dise : « Wahed l’mra ma 3endha mtil » (واحد المرا ما عندها مثيل)
En payant l'addition d'un poison subtil.
Le thé à la menthe doit être mousseux, les gâteaux faits maison
Pas question d'acheter tout prêt, ce serait une trahison !
Son téléphone vibre : les mails du patron qui s'entassent
Pendant qu'elle frotte la cuisine pour que le moindre pli s'efface.
Dans le miroir, les cernes se maquillent sous trois couches
Un café noir sur l'estomac, plus rien ne passe par sa bouche.
Elle vit pour l'approbation, pour la médaille d'honneur,
Prisonnière d’un rôle qui lui arrache le cœur.
Au dîner, elle sert tout le monde, debout jusqu'à minuit
Quand la maison s'endort, son angoisse fait du bruit.
Le cœur qui bat trop vite, le vertige qui la saisit…
Le masque se fissure, le corps dit : « C'est fini. »
Tbarkellah 3liha, choufo l’hâdga !
Toujours au top, jamais fatiguée, une vraie guerrière !
Choufo l’hâdga !
Maison qui brille, femme d’affaires et cuisinière !
Mais derrière le vernis et le mascara
Il y a une âme qui s'éteint pas à pas…
Tout ça pour qu’on dise : « Wahed l’mra ma 3endha mtil »
En payant l'addition d'un poison subtil.
Pont (Changement de rythme, lent et poignant)
Un matin d’hiver, la machine s’est brisée
Les jambes qui flanchent, impossible de se lever.
Le burn-out frappe à la porte, la fièvre et les sanglots :
À quoi bon la perfection si on finit en morceaux ?
Les compliments des gens ne soignent pas la douleur,
Le « qu’en-dira-t-on » ne ramènera pas les heures.
3yit, 3yit... safi baraka. (عييت، عييت... صافي بركة / Je suis fatiguée, assez.)
Adieu l'image de la femme parfaite,
Je rends mon tablier de marionnette !
La maison peut attendre, le monde peut parler,
Aujourd’hui j’ai choisi de réapprendre à respirer.
Choufo l’hâdga qui s’est enfin réveillée,
Pas pour vos yeux, mais pour sa propre liberté !
Je ne veux plus plaire au prix de ma santé,
Être simplement vivante, imparfaite et en paix.
Le salon n'est pas rangé… et tout va bien.
Le téléphone sonne… elle ne répond à rien.
Elle souffle, s'assied, et boit son thé chaud…
Enfin humaine.