Pourquoi des Français se portaient volontaires pour sauter dans un camp déjà perdu
Adrien-Marcel Lefebvre
0:00 / 0:00
Pourquoi des Français se portaient volontaires pour sauter dans un camp déjà perdu
166 просмотров · 3 недели назад
Adrien-Marcel Lefebvre
597 подписчиков
166 просмотров · 3 недели назад
En avril 1954, la piste de Diên Biên Phu est détruite. Plus un avion ne se pose. Le camp ne peut plus recevoir de renforts, ni évacuer ses blessés : la seule façon d'y entrer est de sauter dedans, de nuit, sur une zone de quelques centaines de mètres que l'artillerie viêt-minh a déjà réglée.
Le lieutenant-colonel Langlais demande alors à Hanoï une chose que le règlement interdit : larguer des volontaires qui n'ont jamais sauté de leur vie. Il faut la signature du général Navarre, commandant en chef en Indochine, pour l'autoriser.
À partir du 15 avril, 680 hommes sans brevet parachutiste sautent sur le camp — 215 métropolitains, 30 Nord-Africains et 435 légionnaires. Des chauffeurs, des radios, des mécaniciens. Instruction : quelques heures au sol. Jambes serrées, genoux fléchis, roulade à l'arrivée. Certains l'apprennent sur l'aérodrome, à côté des moteurs qui chauffent.
Ils sautent dans un camp dont la presse française annonce la chute chaque matin. Ils le savent. Dans la nuit du 26 au 27 avril, 52 d'entre eux sautent par très mauvais temps.
Le 7 mai, après 56 jours de siège, Diên Biên Phu tombe. Mais le chiffre le plus difficile à lire n'est pas celui-là : 1 100 autres volontaires se sont inscrits pour ce saut et ne sont jamais partis, parce qu'il n'y avait pas assez d'avions pour les emmener.
Abonnez-vous pour les prochains récits de l'armée française.
#ArméeFrançaise #HistoireDeFrance #HistoireMilitaire #DiênBiênPhu #Indochine #GuerreDIndochine #Parachutistes #LégionÉtrangère #Légionnaires #Volontaires #Navarre #Langlais #Bigeard #1954 #DocumentaireGuerre #ArméeDeLAir #Dakota #Tonkin #HistoireOubliée #Giap