Перейти к содержимому

À qui appartient Léopoldville (Kinshasa) ? Le choc politique de 1957 (2e partie)

Congo-hebdo

0:00 / 0:00

À qui appartient Léopoldville (Kinshasa) ? Le choc politique de 1957 (2e partie)

51 просмотр · 2 мес. назад
Congo-hebdo
80 подписчиков
51 просмотр · 2 мес. назад
Devant leur tendance de plus en plus grandissante d'essayer d'avilir les autres ethnies aux yeux de l'opinion publique, et conscients de nos responsabilités, nous avons décidé de sortir désormais de notre mutisme et notre modération pour protester de la manière la plus énergique contre l'attitude de ces dirigeants. Leur idéal vise à faire croire que nous, gens du Haut, serions simplement des intrus à Léopoldville qui, selon les membres du Comité de l'ABAKO, est une terre des Bakongo. Partant de cette fausse conception, ils réclament à tort que soit reconnue aux Bakongo de Léopoldville la primauté d'intérêt. Nous craignons qu'à la longue et à force de répandre des échos aussi fantaisistes, l'ABAKO n'aboutisse à tromper l'opinion publique et à influencer l'autorité dans ses décisions. C'est pourquoi il entre dans nos intentions d'éclairer le plus exactement possible le public de la capitale au sujet des exagérations de l'ABAKO. Kinshasa Kitambo, pays de Bateke, fut en tout premier lieu habité par les gens descendus du Haut, lors de l'État Indépendant du Congo, comme travailleurs de la Marine du Haut Congo. Ce sont seuls ces pionniers de la première ère qui furent à l'origine de ce qu'est aujourd'hui la capitale. Il suffirait pour cela de vérifier les archives de l'Administration pour se rendre compte de ce que les quelques dizaines de congolais qui habitaient au premier camp de l'État installé au bord du fleuve Congo n'étaient composés que des Bangala, Baluba, Batetela, Basonge, Baswahili. D'ailleurs les statistiques de l'époque en sont des preuves convaincantes. Le tout Kinshasa ne s'étendait pas plus loin du fleuve à l'avenue Paul Hauzeur, limite qui remonte à l'époque héroïque du chemin de fer.