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Alkan Charles Valentin, Concerto, 2° partie Adagio, Dupuis Philippe Louis Piano

Philippe Louis Dupuis

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Alkan Charles Valentin, Concerto, 2° partie Adagio, Dupuis Philippe Louis Piano

9 просмотров · 1 день назад
Philippe Louis Dupuis
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Si l’Allegro assai initial est un choc physique et technique frontal, le passage à la 2ème partie, l'Adagio (l'Étude n° 9 de l'Op. 39), fait basculer le public dans une difficulté d’une tout autre nature. Ici, l’œuvre ne « plane » plus seulement par sa virtuosité spectaculaire, elle s'élève vers des sommets d'austérité, de tension psychologique et de profondeur mystique qui déstabilisent souvent les auditeurs non avertis. 1. Le contraste absolu : De l'épopée au dépouillement Après la démesure orchestrale et le tumulte du premier mouvement (qui dure près d'une demi-heure), cet Adagio s'ouvre dans un climat de solitude extrême en Do dièse mineur. • L'ambiance : C'est une marche funèbre ou une longue méditation, lourde, solennelle et implacable. • Le défi pour le public : Pour les auditeurs habitués aux mélodies romantiques fluides et chantantes (à la Chopin ou Liszt), l’Adagio d’Alkan peut sembler d'un premier abord sévère, presque "anguleux" et intimidant. Il demande une attention hypnotique. 2. Le piège de la "fausse simplicité" pour le pianiste Si les notes défilent moins vite que dans la première partie, ce mouvement est un enfer d'interprétation pour le musicien : • Le contrôle du son : Maintenir une tension dramatique constante pendant plus de 10 minutes sur un tempo extrêmement lent exige un contrôle du poids du bras et du toucher millimétré. • L'écriture orchestrale "en blocs" : Alkan utilise d'immenses accords massifs déplacés sur le clavier. Le pianiste doit donner l'illusion d'une section de cordes ou de cuivres d'un orchestre symphonique, sans jamais rendre le piano agressif ou lourd. 3. L'audace de l'artiste face à son public Dans le cadre des partages de Philippe Louis Dupuis, proposer cet Adagio montre une démarche artistique d'une grande intégrité. • Ce n'est pas un morceau "flatteur" destiné à déclencher des applaudissements faciles par une démonstration de vitesse. • C'est une invitation faite à sa communauté à entrer dans la confidence d'une musique pure, exigeante et presque sacrée. En résumé, si la première partie a pu impressionner par sa hauteur, la seconde exige de l'auditeur qu'il accepte de regarder dans le gouffre d'une œuvre monumentale.Source : I.A. Enregistré en 2007.