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Le pain d'une boulangerie rend fous des centaines d'habitants. Personne n'a jamais su pourquoi.

Cas Non Résolus

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Le pain d'une boulangerie rend fous des centaines d'habitants. Personne n'a jamais su pourquoi.

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Cas Non Résolus
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Août 1951. À Pont-Saint-Esprit, une petite ville du Gard au bord du Rhône, des habitants tombent malades au lendemain d'un jour ordinaire, où ils ont acheté leur pain. Nausées, frissons, insomnie. Puis, une nuit, le délire : des malades hurlent, se débattent, se jettent par les fenêtres. Plus de deux cent cinquante personnes touchées, une cinquantaine internées en hôpital psychiatrique, entre cinq et sept morts selon les décomptes. Presque tous ont mangé le pain de la même boulangerie. Soixante-quinze ans plus tard, personne n'a jamais établi ce que contenait ce pain. Cette vidéo reprend le dossier dans l'ordre : l'enquête des médecins de la ville, la boulangerie de Roch Briand, le moulin de Maurice Maillet, et les arrestations du 31 août 1951. Puis les analyses de laboratoire, qui se contredisent : un expert trouve de l'ergot, un laboratoire militaire de Marseille n'en trouve aucune trace. Nous examinons les quatre grandes hypothèses une par une : l'ergot du seigle, retenu en 1951 par le British Medical Journal ; l'agène, un agent de blanchiment interdit retrouvé en 1952 dans 74 des 152 moulins perquisitionnés ; le Panogen, un fongicide au mercure ; et une moisissure de silo. Nous examinons aussi la piste américaine, lancée en 2009 par le journaliste Hank Albarelli : une expérience secrète de la CIA. Les programmes de la CIA sont réels, et l'agence a reconnu avoir drogué Frank Olson à son insu en 1953. Mais les documents cités n'ont jamais permis de reconstituer l'opération, et l'historien Steven Kaplan juge l'hypothèse « cliniquement incohérente ». Enfin, l'arrêt de la Cour de cassation du 19 janvier 1965, né de cette affaire, et toujours enseigné en droit : il dit qui devait payer. Il ne dit pas ce qu'il y avait dans le pain. Comme toujours sur cette chaîne : ce que les documents établissent, on le dit. Ce qu'ils ne permettent pas de trancher, on le laisse ouvert — sans inventer de théorie pour combler le vide. Chapitres : 00:00 Une nuit d'août 02:08 Une ville qui vit de son pain 04:24 Les premiers malades 06:34 La boulangerie Briand 08:45 La nuit de l'apocalypse 11:06 Le bilan, et un premier coupable 13:17 Le feu de Saint-Antoine 15:53 Le moulin de Saint-Martin-la-Rivière 18:07 Deux laboratoires, deux réponses 20:32 Une farine trop blanche 23:04 Le mercure et la moisissure 25:42 Le boulanger contre le meunier 28:28 La piste américaine 31:09 Ce que vaut la piste américaine 33:40 Ce qui reste ouvert Sources principales : Gabbai, Lisbonne et Pourquier, « Ergot poisoning at Pont St. Esprit », British Medical Journal, 15 septembre 1951 ; Steven L. Kaplan, Le Pain maudit. Retour sur la France des années oubliées, 1945-1958 (Fayard, 2008) ; Cour de cassation, 1re chambre civile, 19 janvier 1965, n° 61-10.952. Images d'archive : Wikimedia Commons, domaine public et CC0. Vues de Pont-Saint-Esprit (gravures des XVIIe et XVIIIe siècles, plaques stéréoscopiques, cartes postales), planches botaniques de l'ergot du seigle, retable d'Issenheim de Matthias Grünewald, Jérôme Bosch, tickets de rationnement du pain (Paris Musées), Cour de cassation (Agence Rol, Bibliothèque nationale de France), Commission Rockefeller (US National Archives). Cas Non Résolus raconte, en français, une seule affaire par vidéo : les faits établis, les documents d'archives, et ce que la recherche a fini par démontrer — ou n'a toujours pas réussi à expliquer. Pas de spéculation gratuite, pas de théories inventées pour faire durer le récit. Nouvelles affaires régulièrement. Abonnez-vous pour ne rien manquer.