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Politique Énergétique du Maroc : Le dernier mot EP01 reçoit Mr. Fouad Douiri

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Politique Énergétique du Maroc : Le dernier mot EP01 reçoit Mr. Fouad Douiri

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Mr. Fouad Douiri, ex-Ministre de l’Energie, plaide pour la mise en place d‘un Conseil Supérieur de l’Energie et d’une loi cadre ou de programmation energétique pour une meilleure coordination entre les intervenants du secteur de l’énergie au Maroc. Invité de l’émission « Le Dernier Mot » du bouquet LODJ.ma animé par le consultant Ali Bouallou, Mr. Fouad Douiri livre sa vision de la politique énergétique du Maroc et des perspectives d’avenir. Il estime sans la moindre hésitation que s’il y avait un Conseil Supérieur de l’Energie, le Maroc aurait mieux gérer l’arrêt du Gazoduc Maghreb-Europe. Pour Mr. Douiri, la consommation de l’énergie dans le monde, et des ressources de manière générale, augmente de manière exponentielle. L’eau, l’énergie et l’environnement sont trois défis majeurs du 21ème siècle. « Au mois d’août, nous avons consommé 100% de ce qui est annuellement renouvelable sur la terre » remarque-t-il. « Pendant quatre mois, l’humanité vit à crédit et consomme des ressources non renouvelables » ajoute-t-il. L’ambition des mouvements écologistes est de constitutionaliser la règle verte c.à.d. ne pas consommer plus que la terre ne peut renouveler et de limiter selon l’Accord de Paris les émissions des Gaz à Effet de Serre (GES) afin de contenir l’augmentation des températures à moins de 2°C. D’après Mr. Douiri, le monde irait vraisemblablement vers une augmentation de 3.5°C ce qui aurait des conséquences lourdes sur la vie sur terre, aussi bien sur le climat que sur l’hydrologie. « Le Maroc consomme peu d’énergie par habitant, il est peu polluant à l’échelle de la planète. Malgré cela, le Maroc a souhaité prendre le leadership sur ces questions d’environnement pour limiter davantage l’impact environnemental marocain » nous précise-t-il. L’énergie consommée au Maroc est à 60% sous forme d’hydrocarbures. Le second volet de la consommation énergétique est l’électricité produite en grande partie à l’aide du charbon et dans une moindre mesure à l’aide du gaz et d’énergies renouvelables (solaire, éolien, hydraulique). Depuis un peu plus de 10 ans, le Maroc a choisi de développer les énergies renouvelables avec un objectif de 40% de la puissance installée c.à.d. la capacité de production. « Cet objectif a été porté à 50% à l’horizon de 2030 » nous rappelle Mr. Douiri. Au Maroc, les énergies renouvelables représentent 35% de la puissance installée et un peu moins de 20% de la production électrique. Le reste de la production est réalisé par l’entremise de ressources fossiles essentiellement le charbon. La consommation des hydrocarbures liquides est également sujette à des changements à cause de l’électrification du parc de véhicules au niveau mondial. En effet, nous dit Mr. Douiri, « il faut s’attendre à ce qu’il y ait de plus en plus de véhicules électriques dans la décennie qui vient. La part des hydrocarbures liquides va diminuer et la part du renouvelable va augmenter » Le prix des véhicules électriques va certainement chuter comme il fût le cas des écrans plasmas ou des plaques photovoltaïques depuis leur apparition. Avec le développement des technologies de stockage d’énergie pour les batteries électriques, le marché des véhicules électriques connaitra un grand essor. Selon Mr. Douiri, l’avantage des énergies renouvelables au Maroc est que la ressource est locale, le soleil et le vent sont au Maroc et sont inépuisables. Même constat pour l’énergie hydraulique au niveau des barrages. « Le choix de développer les énergies renouvelables (éolien, solaire et hydraulique) est un choix sage à long terme qui sera couronné de succès » rappelle Mr. Douiri. Et de rappeler que les coûts d’investissement dans ces énergies diminuent. Ils seront de plus en plus rentables. On garantira ainsi une amélioration de la sécurité d’approvisionnement du Maroc et son indépendance énergétique. « Le développement des véhicules électriques va accélérer cette tendance. Cela entrainera une baisse de la recherche pétrolière car la demande diminuera » ajoute-t-il. #bouallou