Beethoven : Sonate pour piano n°24 "à Thérèse" (I. Margain) - #BeethovenIntégrale
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Beethoven : Sonate pour piano n°24 "à Thérèse" (I. Margain) - #BeethovenIntégrale
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Le pianiste Ismaël Margain joue la Sonate pour piano n°24 en fa dièse majeur op. 78 "à Thérèse" composée par Beethoven en 1809, et dédiée à Therese von Brunsvick.
Quatre années s’écoulent entre la Sonate n° 23 « Appassionata » et cette nouvelle composition que Beethoven dédie à la comtesse Therese von Brunsvik, son ancienne élève. Avait-il besoin de reprendre son souffle avant de revenir au piano ? D’autres travaux l’ont cependant occupé : les deux versions de l’opéra Leonore, les trois Quatuors à cordes op. 59 « Razoumovski », le Concerto pour violon, les Symphonies nos 4 à 6.
Comme dans le cas de la Sonate n° 22, la coupe en deux mouvements n’induit aucune facilité. D’ailleurs, Beethoven choisit la tonalité rare de fa dièse majeur : c’est sa seule œuvre dans ce ton, délicat sur un piano car il nécessite de beaucoup jouer sur les touches noires et implique des positions de main instables. Le premier mouvement commence par quelques mesures Adagio (le seul passage en tempo lent de l’œuvre) et chante continûment. Pas de forts contrastes, mais des subtilités qui se découvrent à mesure, notamment dans les couleurs mineures du développement, les modifications de la réexposition par rapport à l’exposition et, surtout, la façon dont Beethoven nourrit le discours : une idée donne naissance à la suivante avec beaucoup de naturel, comme si l’interprète improvisait au gré de sa fantaisie.
Si le bref Allegro vivace reste globalement dans le même esprit, il se distingue toutefois par une écriture plus brillante, une harmonie plus tendue (dès le tout premier accord, étonnement dissonant), davantage de contrastes, de suspensions et de virages imprévus.