Haute trahison : Diomaye peut-il réellement être poursuivi ? Mon analyse
AFRIK ACTU AVEC ASS TV
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Haute trahison : Diomaye peut-il réellement être poursuivi ? Mon analyse
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Bassirou Diomaye Faye a été élu président de la République en mars 2024 avec 2 434 751 voix, soit 54,28 % des suffrages valablement exprimés.
Depuis la rupture politique avec Ousmane Sonko, le débat public s’est durci. Certains électeurs parlent de trahison du projet de 2024, notamment à propos de la souveraineté, de la dette, du FMI et des nouvelles orientations politiques. Le 22 mai 2026, Diomaye a limogé Sonko de la Primature après plusieurs mois de tensions, notamment sur la politique économique et les relations avec le FMI.
Mais politiquement se sentir trahi et juridiquement parler de haute trahison sont deux choses très différentes.
L’article 101 de la Constitution sénégalaise prévoit qu’un président de la République peut être mis en accusation en cas de haute trahison. La procédure passe par un vote au scrutin secret de l’Assemblée nationale, à la majorité des trois cinquièmes de ses membres, puis par un jugement devant la Haute Cour de Justice.
Dans cette vidéo, ACTU AFRIK avec ASS TV analyse ce que cette procédure signifie réellement, ce qu’il faudrait démontrer juridiquement, le rôle de l’Assemblée nationale et la différence entre une rupture politique avec un projet électoral et une responsabilité constitutionnelle.
La question du FMI fait également partie du débat actuel. Le 1er septembre 2026, le Sénégal et les services du FMI sont parvenus à un accord au niveau des services sur un programme potentiel de 36 mois d’environ 2,2 milliards de dollars, encore soumis à l’approbation de la direction et du Conseil d’administration du FMI.
Important : cette vidéo ne prétend pas qu’une procédure de haute trahison est actuellement engagée contre Bassirou Diomaye Faye, ni que le FBI chercherait à l’arrêter. La scène utilisée dans la miniature est une illustration fictive destinée à représenter la question juridique abordée dans la vidéo. À ce jour, les sources citées ici ne montrent aucune arrestation ni procédure de ce type contre le président sénégalais.
La question centrale reste donc :
Quels actes précis pourraient réellement faire passer une accusation politique de “trahison” au niveau d’une procédure constitutionnelle pour haute trahison ?
Sources
Constitution du Sénégal — Conseil constitutionnel, article 101
Résultats définitifs de la présidentielle 2024 — Conseil constitutionnel
Accord au niveau des services FMI–Sénégal du 1er septembre 2026
Reuters — rupture Diomaye–Sonko en mai 2026