Dix pour cent seulement
Tendre Murmure
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Dix pour cent seulement
54 просмотра · 1 месяц назад
Tendre Murmure
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Nouvelle création musicale "Dix pour cent seulement"
Paroles :
Vous manquez d’argent ? Quel malheur accablant.
J’efface votre dette pour dix pour cent seulement.
Vous en gardez neuf parts, vous resterez humain.
Je prends si peu de chose… signez, tout ira bien.
Ne lisez pas les clauses, elles gâchent le plaisir.
Je suis le Diable, mon cher… et je sais investir.
Vos créanciers venaient saisir votre maison.
J’ai posé mon registre au milieu du salon.
Vous avez lu le prix, puis ri de mon marché.
Un dixième invisible ? Vous pouviez le céder.
Votre sang sur la page a noirci le papier.
Le premier sceau s’est brisé, toutes les sommes rayées.
Votre reflet s’arrête une seconde au miroir.
Vous rentrez satisfait quel besoin de savoir ?
Quatre-vingt-dix pour cent, quel capital charmant.
Vous gardez presque tout, profitez en vraiment.
Je prends votre dixième et vous laisse le confort.
Quel résultat superbe : vous voilà bien plus fort.
Dansez sur vos factures, le malheur est passé.
Je saurai revenir quand vous serez coincé.
Les huissiers sont partis, vos soucis sont finis.
Un proche vient pleurer, vous n’avez rien senti.
Votre cœur a perdu ce que j’ai prélevé.
Mais rassurez-vous donc : il vous en reste assez.
Quelques années plus tard, vous revenez me voir.
Vous savez désormais où trouver mon comptoir.
Une place au sommet, puis un rival brisé.
L’amour, puis la jeunesse : quatre sceaux consumés.
Je n’ai plus à parler, vous ouvrez le registre.
Votre empressement rend la scène moins sinistre.
Il vous reste la moitié, cela calme vos peurs.
Vous vous croyez intact… quelle admirable erreur.
Cinquante pour cent, quel équilibre parfait.
Vous comptez vos morceaux, je compte mes intérêts.
Vous dites que ce solde suffit pour être humain.
Regardez donc vos proches sans leur tendre la main.
La valse vous emporte, vos remords sont partis.
Votre fortune augmente et votre cœur refroidit.
Vous ne reconnaissez ni sa voix ni son nom.
L’amante revenue dort seule à la maison.
Vous ne ressentez rien en lui prenant la main.
Mais vous gardez la moitié tout va donc très bien.
Vous achetez du sommeil, du plaisir, des années.
Quatre sceaux disparaissent, vous voilà rassuré.
Il ne reste qu’un dixième au fond de votre corps.
Vous refermez le livre ce fragment dort encore.
Je retourne la page et vous montre la clause.
Après neuf avances, le dernier sceau s’impose.
Vous proposez vos biens, vos palais, vos lingots.
Charmant, mais votre âme est le seul vrai dépôt.
Plus de crédit, mon cher, voici votre échéance.
Vous cherchez une issue ? J’admire votre confiance.
Le chœur compte jusqu’à dix, le dernier sceau se fend.
Vous n’avez plus rien à vendre, je prends ce qui m’attend.
Dix pour cent, puis plus rien, votre solde est payé.
Je récupère votre âme, vous me l’avez cédée.
Les dix fragments s’alignent et rejoignent mes chaînes.
Votre corps demeure assis, délivré de ses peines.
Il répète encore : « Il me reste dix pour cent. »
Je ferme le dossier en riant doucement.
Votre compte est soldé, cessez donc de trembler.
Vous m’avez tout vendu sans jamais vous méfier.
Chaque dixième semblait presque innocent.
L’ultime prélèvement a tout pris, simplement.
Vous pensiez m’échapper en cédant par morceaux.
J’emporte enfin votre âme… gardez donc votre peau.