Chuchotements burlesques (2022) | Alireza Farhang
Alireza Farhang
0:00 / 0:00
Chuchotements burlesques (2022) | Alireza Farhang
326 просмотров · 2 недели назад
Alireza Farhang
53 подписчика
326 просмотров · 2 недели назад
Musical Theatre | Interdisciplinary Work | Motion Capture
Resmusika:
https://www.resmusica.com/2022/02/28/festi...
Chuchotements burlesques du compositeur Alireza Farhang, conçu pour comédien, accordéon, deux percussionnistes, et électronique en temps réel, est un projet transdisciplinaire – du théâtre musical, nous dit-il – présenté ce soir dans sa nouvelle mouture d’une durée de cinquante minutes, soit vingt-cinq de plus que le projet initial bouclé avant le confinement. L’œuvre est inspirée par les textes et les dessins d’Henri Michaux et de Bijan Elähi, où voix parlée et chantée, gestes vus et entendus, lumière et sons interfèrent au sein de l’espace de jeu. Les costumes sombres des trois musiciens (de la main du compositeur !) sont rehaussés de bandes jaunes fluorescentes pour mieux montrer le geste, les gants noirs aux doigts tentaculaires du comédien (et metteur en scène) Bruno Boulzaguer rappelant quant à eux les accessoires de la percussion.
Musique de l’intime et du sensible. Le désir du compositeur est d’évoquer et de suggérer des états poétiques, entre son et sens, réalité et virtualité, dans l’ambiguïté qu’autorisent les ressources des nouvelles technologies : de fait, les mains des deux percussionnistes (HERMESensemble d’Anvers) ainsi que le corps du comédien sont équipés de capteurs permettant l’interaction du geste et du son (voire de la lumière) chez les musiciens, de la voix et de son traitement en direct pour le comédien. Ainsi, sans renoncer au sens du texte de Michaux, Farhang le fait entrer dans le domaine du son. L’accordéon, celui d’Anthony Millet, n’est soumis à aucun traitement. Son rôle est central, sorte d’interface entre les sets de percussion et la source électronique conviant ce soir Patrick Delges aux manettes. Attentif également aux mots du comédien, au plus près de leurs accents qu’il répercute dans l’univers du sonore, Anthony Millet donne lui aussi de la voix, tout comme ses partenaires percussionnistes. L’un des deux est mis en vedette sur le devant de la scène, déclenchant des sons sur des instruments virtuels sous la seule impulsion de ses gestes distribués dans l’espace.
Sur l’écran en fond de scène défile la partition graphique de la composition, un premier jet, précise le compositeur, donnant à voir l’orientation du mouvement et l’organicité des composantes dans une trajectoire dont il soigne la fluidité des événements et la dramaturgie : tel ce coup d’éclat de la cymbale tournante au terme d’un long solo de percussion. Elle libère la résonance et impose le silence sur lequel revient la voix du comédien dans l’une des plus belles séquences (« Pourquoi faut-il que je compose ? ») liant avec finesse et sophistication, l’électronique aidant, les temporalités du texte et de la musique dans un flux théâtral des plus réussis.
Saluons l’engagement et la réactivité d’une équipe fort bien soudée, sur scène comme à la console (le compositeur fait tourner le patch !) pour mener à bien ce projet exigeant, deuxième pièce d’une série intitulée « L’espace du dedans » dont Alireza Farhang nous invite à pénétrer le mystère.
Instrumentation
One actor, two percussionists, one accordionist and motion capture device (electronics)
Duration
20 minutes
50 minutes (new version)
Commissioned by
gmem-CNCM-marseille
Coproduction of
gmem-CNCM-marseille and CIRM
Dedication
Lanqing Ding
Date and place of composition
2018/2022, Paris, Marseille, Nice
Revised in 2022
Text
Henri Michaux
Computer Music Designer
José Miguel Fernández
Patrick Delges (new version)
Gloves
Thomasine Barnekow
Technical details
Stereophonic, Motion Sensors
Publisher
Artchipel
Links
Hybrid Score
MANCA: DOPPELGÄNGER / CHUCHOTEMENTS BURLESQUES
Festival Manca 2022: la vitalité de la création au CIRM de Nice