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Pourquoi un poisson sans estomac ni dents est le chasseur le plus efficace de l'océan

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Pourquoi un poisson sans estomac ni dents est le chasseur le plus efficace de l'océan

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Port Aransas, Texas, 2013. Dans un petit bac d'eau de mer, un hippocampe nain plus petit qu'un trombone s'approche d'un copépode de deux millimètres, une proie capable de disparaître en deux ou trois millièmes de seconde dès que l'eau bouge autour d'elle. Le chasseur, lui, détient le record du poisson le plus lent du monde : environ un mètre cinquante par heure. Il n'a ni dents, ni estomac, ni nageoire caudale. Et pourtant, les autres poissons ratent cette proie bien plus souvent que lui. On suit Brad Gemmell, Edward Buskey et Jian Sheng derrière leur caméra à deux mille images par seconde, Sam Van Wassenbergh et ses électrodes posées sur un cousin de l'hippocampe, l'équipe qui a imprimé en 3D des queues pour les frapper au maillet, puis les génomes qui ont perdu des pièces que personne n'explique encore. Tu verras ce qui se joue dans le dernier millimètre entre un chasseur et sa proie, et pourquoi ce corps qui ressemble à une liste de manques ne peut pas se permettre d'échouer. L'enquête finit sur les herbiers du bassin d'Arcachon et de l'étang de Thau, où personne ne sait combien d'hippocampes il reste. Stock footage and photos: Pexels.com and Pixabay.com. #hippocampe #horsdutemps #biologiemarine #documentaire #océan #mystèresdelanature Sources: Brad J. Gemmell, Jian Sheng, Edward J. Buskey — Morphology of seahorse head hydrodynamically aids in capture of evasive prey (Nature Communications, 2013) — la forme de la tête de l'hippocampe nain limite la perturbation de l'eau devant le museau pendant l'approche du copépode. Sam Van Wassenbergh, James A. Strother, Brooke E. Flammang, Lara A. Ferry-Graham, Peter Aerts — Extremely fast prey capture in pipefish is powered by elastic recoil (Journal of the Royal Society Interface, 2008) — la frappe du syngnathe dépasse la puissance musculaire directe et repose sur un recul élastique.