Перейти к содержимому

Treize Portes de Samhain

Agapé officiel [Philippe Orsoni]

0:00 / 0:00

Treize Portes de Samhain

19 просмотров · 9 дн. назад
Agapé officiel [Philippe Orsoni]
49 подписчиков
19 просмотров · 9 дн. назад
"Treize Portes de Samhain" est un conte. Mais ici, il ne s'agit pas d'un héros qui combat un dragon ou conquiert un royaume. C'est l'histoire d'un voyageur qui traverse les mystères du monde pour découvrir ce qu'il porte déjà en lui. Il y a bien longtemps, lorsque les nuits de Samhain étaient encore célébrées sur les collines sacrées, vivait un voyageur qui portait dans son cœur une question qu'il ne savait formuler. Rien ne semblait lui manquer, et pourtant, quelque chose l'appelait au loin. Lorsqu'arriva la nuit de Samhain, les feux furent allumés sur les hauteurs et les Treize Portes s'ouvrirent entre le monde des hommes et l'Autre Monde. Comme beaucoup avant lui, le voyageur franchit le seuil. Mais contrairement aux autres, il poursuivit sa route. Car quelque chose l'attendait derrière les portes. Au cœur des brumes, il entendit parler d'un mystérieux cavalier. On racontait qu'il apparaissait lorsque les chemins ordinaires ne pouvaient plus conduire un homme vers sa destinée. Le voyageur aperçut sa silhouette une nuit. Un cheval pâle traversa le brouillard. Le Cavalier de la Brume ne prononça pas un mot : il se contenta d'indiquer une direction puis disparut. Le voyageur comprit alors que les réponses ne se trouvaient pas derrière lui. Elles étaient plus loin, toujours plus loin. Le chemin le mena ensuite vers une forêt oubliée. Une forêt que l'on ne trouvait jamais par hasard. Là, chaque arbre conservait des souvenirs, chaque feuille murmurait une ancienne histoire, chaque clairière semblait suspendue hors du temps. Cette forêt portait un nom : La Forêt des Âmes. Au centre de celle-ci se dressait l'Arbre des Souvenirs. Un arbre si ancien que nul ne connaissait son âge. Dans ses branches brillaient des milliers de lumières, et chacune d'entre elles représentait une mémoire. Chaque mémoire représentait une vie. Le voyageur comprit alors que rien ne disparaissait vraiment. Tout était conservé quelque part dans le grand livre du monde. Plus profondément encore dans la forêt, il aperçut une lumière blanche. Entre les arbres apparut alors un grand cerf. Ses bois semblaient porter les étoiles. Son regard contenait la douceur de la lune et l'immensité du ciel. C'était An Fia Bán : le Cerf Blanc. Il ne parla pas, il n'en avait pas besoin. Le voyageur le suivit à travers des vallées de brume, des rivières de lumière et des collines baignées d'étoiles, jusqu'à ce que ses peurs tombent une à une derrière lui. Alors il comprit que certains guides ne montrent pas une route : ils réveillent simplement une lumière oubliée. Le Cerf Blanc le conduisit jusqu'aux montagnes sacrées. Là-haut, sous la Voie lactée, se dressait un ancien cercle de pierres. Les constellations semblaient descendre du ciel. Parmi elles veillaient les Gardiens des Étoiles. Nul ne savait s'ils étaient des hommes, des esprits ou des souvenirs. Leurs yeux reflétaient les âges et leurs mains portaient la lumière des constellations. Ils montrèrent au voyageur les dessins cachés dans le ciel, les chemins invisibles reliant toutes choses, les destinées qui se croisent, les étoiles qui guident les âmes sans jamais les contraindre. Et cette nuit-là, il comprit que l'univers entier parle à ceux qui savent écouter. Lorsque l'aube revint, il reprit sa route. Le Cerf Blanc avait disparu, les Gardiens avaient retrouvé leur silence. Le voyage semblait terminé, et pourtant une sensation demeurait. Comme un appel, comme une porte encore fermée. Au terme de son chemin, il la trouva. La Dernière Porte. Elle n'était ni de pierre, ni de bois, ni bâtie par les anciens peuples. Elle n'avait ni serrure, ni gardien, ni clé. Et soudain il comprit. Pendant tout ce temps, il avait cru voyager vers quelque chose. Vers un lieu, vers un savoir, vers un secret. Mais toutes les légendes qu'il avait rencontrées pointaient dans la même direction. Le Cavalier, la Forêt, le Cerf Blanc, les Gardiens, les Treize Portes. Tout conduisait ici, tout conduisait à lui-même. Alors la Dernière Porte s'ouvrit. Et derrière elle il ne trouva ni trésor, ni royaume, ni nouvelle révélation. Il trouva son propre cœur. Paisible, lumineux, immense. Comme s'il avait toujours appartenu à l'univers tout entier. Et depuis ce jour, lorsque les feux de Samhain brillent à nouveau sur les collines, certains disent qu'il est encore possible d'apercevoir : un cavalier dans la brume, une forêt de souvenirs, un cerf portant les étoiles, ou des gardiens veillant sous la Voie lactée. Mais les plus sages savent que ces merveilles ne sont pas seulement dans l'Autre Monde. Elles existent aussi en chacun de nous. Car tous les chemins du monde ne sont qu'un seul chemin. Et il mène toujours à la Dernière Porte. 🍂🌕🦌✨🌲🌌🚪 Les paroles des chansons sont dans les commentaires Tous droits réservés