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Ancien #Ministre Mohamed #Houssein DjamalI: NDO HUWUWA MNDRO YAWOWA HAHUDUNGA ECHARIAN & #CODEPENAL

NYAMBENI FM-SOMA

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Ancien #Ministre Mohamed #Houssein DjamalI: NDO HUWUWA MNDRO YAWOWA HAHUDUNGA ECHARIAN & #CODEPENAL

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La peine de mort entre la charité et le code pénal Comorien. Ce soir (17 Octobre 2026), nous nous penchons sur ce que prévoient le Code pénal comorien actuel et la loi islamique en matière de peine de mort. Les lois — ou leur application — constituent le principal facteur d’unité ou de division au sein d’une société. L’absence de lois, ou une application perçue comme inéquitable, favorise la vengeance et le désespoir, tout en sapant les fondements d’une coexistence harmonieuse. Lorsque la puissance coloniale a pris pied sur nos terres, elle a imposé ses propres lois, normes et règlements. Cela ne signifie pas pour autant que nous, peuples colonisés, étions dépourvus de nos propres règles. Bien au contraire: nous en possédions — et en possédons sans doute encore aujourd’hui. Ces normes, profondément ancrées dans notre réalité locale, sont empreintes d’une philosophie et d’une pertinence qui surpassent souvent les modèles importés. Pourtant, ce que nous appelons aujourd’hui notre « droit commun » n’est, en réalité, qu’une copie conforme ou un héritage direct des lois du colonisateur. C’est l’un des arguments majeurs avancés récemment par un avocat comorien, Me Ahmed Mbapandza Mlemengou. Il plaide pour l’abolition de la peine de mort aux Comores, soulignant notamment qu’il s’agit d’un héritage de la colonisation française. Selon lui, maintenir cette règle coloniale revient à admettre que nous ne sommes pas encore pleinement indépendants, ni suffisamment matures pour penser et décider par nous-mêmes. Dans son intervention, Me Mlemengou rappelle ce principe: « La justice qui tue cesse d’être juste ». C’est ce que rapporte M. Ansoir Al Thani, qui a relayé le plaidoyer de l’avocat auprès du public comorien, notamment sur les réseaux sociaux. Imaginons, en tant que Comoriens, nous retrouver face à trois juges: le premier s’appuie sur le Code pénal d’inspiration française; le second se réfère à la loi islamique, imprégnée de normes arabes; le troisième, enfin, se fonde sur les normes traditionnelles comoriennes, connues sous le nom de «Mila na ntsi». Lequel de ces trois systèmes devrait, selon les principes constitutionnels, régir la vie des Comoriens? Sur cette question, nous pouvons nous tourner vers l’analyse du Dr Nana Kobina Nketsia V, chef traditionnel et universitaire ghanéen. Il est titulaire d’un doctorat en histoire africaine et est l’auteur d’un ouvrage de référence intitulé African Culture in Governance and Development: The Ghana Paradigm. Il affirme: « Les lois et réglementations coutumières africaines sont plus efficaces, plus accessibles, mieux adaptées aux réalités locales et favorisent davantage la collaboration entre Africains que n’importe quel système juridique exogène.»