Voici pourquoi l'armée française a mis hors service tous ses pistolets PAMAS G1
Armes Réformées и Le Classement du Chasseur
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Voici pourquoi l'armée française a mis hors service tous ses pistolets PAMAS G1
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Armes Réformées и Le Classement du Chasseur
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Le 2 juillet 1987, la France adopte un nouveau pistolet pour ses forces. L'armée de Terre ne le reçoit qu'en 1999, alors que la dernière grande série est déjà sortie de l'usine. Et ce pistolet n'a pas été dessiné en France : c'est le Beretta 92 italien, rebaptisé PAMAS G1. Pourquoi un pays d'arsenaux d'État confie-t-il celle de ses soldats à un dessin étranger ?
Dans ce dossier, on reprend l'affaire sur pièces. D'abord le pistolet qu'il fallait remplacer : le MAC modèle 1950, 9 coups, simple action, carcasse en acier, près de 340 000 exemplaires sortis de Châtellerault puis de Saint-Étienne, et plus un seul pistolet réglementaire neuf après avril 1978. Puis le précédent oublié : pendant la Première Guerre mondiale, l'armée avait déjà dû acheter près d'un million de pistolets en Espagne, avant quinze ans de commissions pour trouver un modèle français.
Ensuite le comparatif de 1987, face au SIG Sauer P226, et ce que le soldat gagne vraiment avec le G1 : 15 cartouches au lieu de 9, une double action, et un levier de désarmement propre à la version française, la version G comme Gendarmerie. On suit l'arme dans les forces, de la gendarmerie en 1989 à l'armée de l'Air en 1992, puis à l'armée de Terre et à la Marine en 1999. On ouvre aussi le dossier des culasses fissurées dans les écoles de gendarmerie, et la modification G1S réalisée par GIAT.
Puis vient le tournant, et il ne se passe sur aucun champ de tir. Une manufacture qui passe de plus de 11 000 employés à 2 200. Un contrat de 15 000 pistolets abandonné en 1997. Un plan de restructuration, une cartoucherie qui ferme, et près de 100 000 pistolets renvoyés en atelier en 2001. Pendant ce temps, le MAC 50 reste dans les armureries des régiments, jusqu'au programme PANG et à l'appel d'offres de 2019 pour 75 000 pistolets.
À la fin, une seule phrase dit ce qui a vraiment décidé du sort de ce pistolet italien, et pourquoi le Glock 17 arrivé en 2020 n'a plus rien de français. La réponse n'est pas celle qu'on attend.
Tout repose sur des sources vérifiables : fiches de l'armée de Terre, archives du Service historique de la Défense, articles des Échos, annonces du ministère des Armées. Quand les sources divergent, on vous le dit.
Si vous aimez les dossiers où l'on remonte une décision de l'armée jusqu'à la pièce qui casse et au contrat qui manque, abonnez-vous et activez la cloche. Et dites-nous en commentaire : selon vous, qu'est-ce qui a coûté le plus cher à l'armée française, un pistolet dessiné ailleurs ou une usine restée sans commandes ?