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Little Bob Story : Le destin OUBLIÉ du vrai rock français

Hollywood Mémoire

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Little Bob Story : Le destin OUBLIÉ du vrai rock français

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Little Bob Story a trouvé en Angleterre une reconnaissance rare pour un groupe de rock français. Pourtant, en mille neuf cent quatre-vingt-neuf, le groupe s’arrête tandis que Little Bob poursuit son chemin. De l’usine du Havre aux clubs britanniques, découvrez l’histoire de Roberto Piazza, de High Time, de Riot in Toulouse et d’un rockeur resté fidèle à sa musique. Né en Italie, Roberto Piazza arrive au Havre avec sa famille à la fin des années cinquante. Avant de devenir Little Bob, il travaille dans l’industrie et fait ses débuts sur les petites scènes de la région avec Les Apaches. Au milieu des années soixante-dix, Little Bob Story prend véritablement forme autour de Roberto Piazza, Guy-Georges Gremy, Dominique « Barbe Noire » Lelan et Mino Quertier. Le groupe choisit une musique nourrie de rock and roll, de blues et de rhythm and blues. Little Bob Story chante principalement en anglais, la langue des disques américains et britanniques qui ont formé Roberto Piazza. Avec High Time, le groupe affirme un son direct, rugueux et profondément lié à la scène. Little Bob Story signe ensuite avec le label britannique Chiswick Records et se produit dans les clubs anglais au moment où le pub rock et le punk transforment le paysage musical. Le groupe participe également aux deux éditions du festival punk de Mont-de-Marsan, en mille neuf cent soixante-seize et mille neuf cent soixante-dix-sept. Little Bob Story n’est pourtant pas un groupe punk au sens strict. Ses racines se trouvent dans le blues, le rhythm and blues et le rock and roll. Mais la nouvelle génération britannique reconnaît immédiatement la puissance et la sincérité de cette musique. Des albums comme Living in the Fast Lane et Off the Rails accompagnent cette période. Riot in Toulouse devient l’un des morceaux les plus représentatifs de l’énergie scénique de Little Bob Story. En France, le groupe possède des disques, des concerts et un public fidèle. Mais sa reconnaissance dans le monde du rock ne se transforme jamais complètement en succès populaire auprès du grand public. Le choix de chanter en anglais a-t-il limité la carrière française du groupe ? Little Bob aurait-il dû chanter en français pour obtenir davantage de passages à la radio et à la télévision ? Ou ce changement aurait-il détruit précisément ce qui rendait Little Bob Story unique ? En mille neuf cent quatre-vingt-sept, Ringolevio prolonge l’aventure avec la participation de Lemmy Kilmister de Motörhead. Deux ans plus tard, Little Bob Story s’arrête. Aucun scandale unique ne suffit à expliquer cette fin. Les changements de musiciens, l’évolution du marché et la place centrale occupée par Roberto Piazza ont progressivement transformé la nature du projet. Le mot « Story » disparaît. Little Bob, lui, continue. Roberto Piazza poursuit les concerts et les enregistrements, travaille à Los Angeles, forme plus tard Little Bob Blues Bastards et apparaît dans le film Le Havre d’Aki Kaurismäki. Cette vidéo raconte l’histoire de Little Bob Story, depuis les années ouvrières de Roberto Piazza au Havre jusqu’à la reconnaissance britannique, en passant par High Time, Chiswick Records, Mont-de-Marsan, Riot in Toulouse, Ringolevio et la fin du groupe en mille neuf cent quatre-vingt-neuf. Quel souvenir gardez-vous de Little Bob Story ? Un album, une chanson ou un concert ? Avez-vous découvert le groupe en France, en Angleterre ou grâce à un disque rapporté de l’étranger ? Partagez votre souvenir dans les commentaires. Et si vous aimez retrouver les groupes, les artistes et les chansons qui ont construit l’histoire oubliée du rock français, abonnez-vous à la chaîne. Chaque souvenir partagé aide une musique du passé à continuer de vivre. #LittleBobStory #LittleBob #RockFrançais